Un couple d’Aubinois de retour du Sénégal

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  • Joselyne et Alain Palivoda, et leurs amis sénégalais.
    Joselyne et Alain Palivoda, et leurs amis sénégalais.
  • A Aubin, le couple Palivoda a revêtu la tenue traditionnelle sénégalaise offerte par leur famille de cœur.
    A Aubin, le couple Palivoda a revêtu la tenue traditionnelle sénégalaise offerte par leur famille de cœur.
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Rencontre avec le couple aubinois Joselyne et Alain Palivoda, à leur retour du Sénégal.

Il y a plusieurs mois, quand nous avons préparé notre voyage au Sénégal, un pays où nous sommes déjà allés, la pandémie Covid-19 ne s’était pas encore invitée, que ce soit en Chine où elle est apparue, ou ailleurs dans le monde" nous disait dernièrement le couple aubinois Joselyne et Alain Palivoda, à leur retour du Sénégal.

"Nous sommes partis le dimanche 1er mars pour un séjour de trois semaines. À ce moment-là, on commençait juste à mesurer la dangerosité du Covid-19, notamment à Wuhan qui était l’épicentre de cette pandémie.

Comme nombre de nos compatriotes, nous suivions l’évolution de cette pandémie via les informations que l’on nous donnait. Mais cela avec un regard distant car l’on n’en parlait pas encore chez nous, ni en Europe.

La preuve, le dimanche 1er mars lors de notre départ de l’aéroport de Toulouse, aucunes mesures préventives sanitaires n’étaient prises. Nous sommes montés dans l’avion comme si de rien n’était. Donc nous n’avions aucunes appréhensions à effectuer ce séjour de d’environ un mois au Sénégal, où nous avions réservé un hôtel à Rufisque, ville où vit notre famille de cœur sénégalaise et qui se situe à 20 kilomètres de Dakar.

Au contraire - assurent-ils - c’est avec le cœur joyeux en pensant aux retrouvailles avec nos amis, que nous avons effectué ce vol. Sauf qu’arrivés à l’aéroport de Dakar, tous les passagers ont eu droit à un contrôle de température.

L’aéroport était désert car le trafic aérien, intérieur et international était supprimé.

À Dakar, des mesures préventives sanitaires, masques, solutions hydroalcooliques pour contrer le Covid-19. Cela même si le Sénégal affichait très peu de cas déclarés de Covid, et ils se concentraient uniquement sur une région précise.

En suivant, les informations qui nous arrivaient de France commençaient à être de plus en plus alarmantes. Tant et si bien que nous nous sommes demandé pourquoi l’on avait maintenu le premier tour des élections municipales du 15 mars. Mais nous pendant nos deux premières semaines de vacances, nous vivions une vie normale de touristes".

"On espère que le Covid épargnera l’Afrique"

Au programme, farniente, promenades et visites, notamment de la Casamance, le grenier du pays. " Justement pour se rendre en Casamance il faut traverser sur 20 kilomètres la Gambie, et là, nous avons eu droit à des contrôles sanitaires très approfondis de la part des autorités gambiennes. Les informations venant de France et d’Europe, devenaient au fur et à mesure de plus en plus inquiétantes.

Sur place au Sénégal, les mesures avaient été durcies, gestes barrières, distanciations sociales, contrôles sanitaires, fermeture des écoles, bâtiments publics, aéroports, taxis brousses, hôtels… bref, comme en France avec en prime le couvre-feu de 20 heures à 6 heures dans toutes les villes, qui a été décrété à partir du 23 mars."

Un couvre-feu, car là-bas le confinement de la population est impossible.

"C’est la rue qui la fait vivre et puis l’eau potable, l’électricité n’est pas garanti partout. Mais en revanche, les gens ne se départissent jamais de leur joie de vivre, de leur sympathie naturelle et de leur sens de l’hospitalité. On sent partout cette chaleur humaine, et si quelques-uns accusaient les Européens d’avoir véhiculé ce virus, tout le monde sait là-bas que c’est l’un d’entre eux qui l’a ramené d’un séjour en Italie. Nous n’avons jamais été isolés, jamais sentis seuls, mais il nous fallait penser à notre retour. Sauf que notre vol du 27 mars a été supprimé."

Ils poursuivent : "Donc repartir mais comment ? nous commencions à nous inquiéter sérieusement, mais heureusement nous étions inscrits au Fil d’Ariane, qui après deux faux départs, nous a trouvé un vol le 1er avril pour Paris, Charles-de- Gaulle, où à notre arrivée dans cet aéroport désert, surprise, comme à l’aller, nous n’avons pas subi de contrôles sanitaires. Ni en suivant d’ailleurs à celui de Toulouse.

À croire que ce Covid-19 n’ était qu’une imagination médiatique, alors qu’il est bien réel et dangereux.

Notre souhait, est qu’il laisse l’Afrique tranquille, car vu les moyens hospitaliers de ce continent, ce serait une hécatombe insiste notre couple d’Aubinois, qui assure qu’il y avait très peu de cas déclarés au Sénégal… et c’est tant mieux ", terminent-ils sur une note optimiste.

ROBERT LOURENCO
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