Rémy Boissier : "Maintenir Rodez plusieurs années à ce niveau"

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  • Après un retour en prêt réussi, Rémy Boissier prolonge son aventure à Rodez.
    Après un retour en prêt réussi, Rémy Boissier prolonge son aventure à Rodez. JLB / Reproduction Centre Presse / JLB
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Après une saison et demie au Mans, Rémy Boissier a fait son retour dans son club formateur en début d’année, sous forme de prêt. Le milieu va poursuivre son aventure avec le Raf, où il est sous contrat jusqu’en 2023. Entretien.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de rester à Rodez ?

 

Je voulais de la continuité en restant auprès de ce groupe, avec un coach et un président qui me font confiance. Depuis mon retour, j’ai fait de bonnes prestations avec Rodez et j’ai envie de continuer sur cette voie.

La relégation du Mans en National a-t-elle été décisive dans votre choix ?

 

C’est difficile à dire, car je ne sais pas ce qui se serait passé si Le Mans n’était pas descendu. Ce que je sais, c’est que Rodez voulait continuer avec moi et Le Mans aussi. Ensuite, cela a été une affaire de présidents…

Qu’est-ce que signifie pour vous le fait de revenir à Rodez, votre club formateur ?

 

Ce n’est pas anodin, j’ai beaucoup d’attaches ici. Quand je suis parti au Mans, j’avais dit qu’un jour je reviendrai.

Vous êtes parti 18 mois. Durant cette période, en quoi le Raf a-t-il changé ?

 

Sur beaucoup de choses, entre le stade, les infrastructures, le fait d’avoir un centre d’entraînement à Vabre, le management… La gestion du club s’améliore de jour en jour et le travail qui a été fait depuis longtemps porte ses fruits.

En tant que joueur formé au Raf, êtes-vous attaché à participer à sa progression ?

 

Bien sûr. En m’engageant avec le club, j’adhère à ce projet sportif, mais aussi à l’aspect humain, auquel je ne suis pas insensible. J’ai eu plaisir à retrouver ici des gens extras ainsi que les supporters. Mais au Mans aussi c’était bien sur ce point, avec un président au top et des dirigeants avec qui j’échange encore des nouvelles.

Après le maintien lors de la première saison en Ligue 2, que visez-vous désormais avec Rodez ?

 

On va essayer d’obtenir le maintien le plus vite possible, ce qui n’est pas facile dans cette division.

À quel niveau le club peut-il progresser ?

 

Ce serait bien de se maintenir plusieurs années à ce niveau pour permettre au club de se structurer financièrement, un peu à l’image de ce qu’ont vécu d’autres clubs passés par le monde amateur. Il faut du temps pour bien se structurer comme un club professionnel. Avec deux ans de National et un de Ligue 2, il y a déjà eu beaucoup d’évolutions et il y en aura encore d’autres si on arrive à se maintenir plusieurs années à ce niveau.

La saison dernière a été arrêtée à dix journées de la fin à cause de l’épidémie de Covid-19, alors que Rodez était classé 16e. Avec le recul, est-ce que vous vous dites que cet arrêt a été profitable car synonyme de maintien, ou que vous auriez bien aimé disputer toute la saison pour savoir à quelle place vous auriez fini ?

 

Déjà, sur le plan sanitaire, je pense que l’arrêt était la meilleure chose à faire. Le virus a fait beaucoup de dégâts et quand on voit les championnats étrangers qui ont repris, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de blessures. Nous aurions aimé disputer une saison complète pour voir où nous aurions fini, mais si la compétition avait repris après le confinement, cela aurait été de toute façon tronqué.

Quel est votre quotidien depuis la fin du championnat, il y a trois mois ?

 

Depuis que les instances nous ont dit qu’on ne reprendrait pas, nous sommes en vacances. Avant, ce n’était pas le cas : nous avions des préparations individualisées à faire chacun chez nous et nous restions concentrés sur la reprise. Quand on a su qu’elle n’aurait pas lieu, le staff nous a laissé tranquille une ou deux semaines et nous avons maintenant des exercices d’avant-saison, avant de faire une vraie préparation à la reprise de l’entraînement (le 1er juillet). Cette année, elle sera plus longue que d’habitude, ce qui est normal. Sur le terrain, il faudra prendre le temps de retrouver des automatismes. Et peut-être des capacités dont qu’on n’a même pas conscience, aujourd’hui, d’avoir perdu.

Guillaume Verdu
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Les commentaires (1)
Aveyron13 Il y a 3 mois Le 22/06/2020 à 12:04

Le retour de l’enfant prodige