Mercato : Ponceau et le révélateur du basculement pour le Rodez Aveyron Football

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  • Julien Ponceau  (19 ans) a fait ses premiers pas avec le Raf hier.
    Julien Ponceau (19 ans) a fait ses premiers pas avec le Raf hier. JLB -
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Arrivé à la dernière minute du mercato, le milieu lorientais Julien Ponceau a fait ses premiers pas avec le Raf hier en amical face à Nîmes. Juste avant, il était en conférence de presse ; comme son président Pierre-Olivier Murat, témoignant notamment d’un marché des transferts singulier.

Discret mais sûr de lui. Survet du club apprêté, des yeux bleus cristallins, 1,70 m tout pile comme un certain Messi. Julien Ponceau s’est avancé devant micros et caméras d’une conférence de presse d’arrivée juste avant d’enfiler un maillot pour participer avec ses nouveaux partenaires à l’amical les opposant à Nîmes hier. L’occasion pour lui, prêté un an sans option d’achat par le FCL, de montrer sa satisfaction d’avoir atterri à Rodez ("c’est parfait ") ; et pour son président Pierre-Olivier Murat de faire un point sur un mercato qui aura fait basculer le Raf dans l’ère du monde professionnel, 18 mois après avoir découvert la Ligue 2.

Pierre-Olivier Murat : "On aurait pu faire trois équipes"

"On peut dire que Julien est arrivé dans le money time, le dossier ayant été transmis à la LFP à 23 h 55 (lundi, à 5 minutes de la clôture officielle du mercato donc, NDLR)", en rigole encore "POM". Seulement quelques heures avant, le milieu relayeur des Merlus pensait se retrouver à des milliers de kilomètres de l’Aveyron, à Dunkerque (L2) ! "Tout était fait, mais au dernier moment, le coach a changé d’avis, corrobore l’international U20. Mais je n’ai pas à me plaindre, je suis dans un bon club, une belle ville." Arrivé dès lundi, à l’entraînement le lendemain après un test négatif au covid, le jeune joueur de 19 ans aurait aussi pu être accompagné d’un défenseur et d’un attaquant lensois, Radovanovic et Bayala, en contacts avancés avec Rodez jusqu’au dernier moment. " On a eu des discussions avec beaucoup de joueurs, c’est là que c’est étonnant, dévoile Murat. Rado, Bayala, d’autres aussi. La question n’était même pas financière. Ces joueurs-là espèrent avoir du temps de jeu en L1. Peut-être que ce sont des contacts pris pour plus tard. " En tout cas, cette folle fin de mercato est révélatrice pour le Raf. "Le plus marquant, c’est qu’on a eu pas mal de contacts pas prévus. Beaucoup avec qui on avait déjà discuté il y a un an et qui disaient à l’époque un "non" catégorique, éclaire Pierre-Olivier Murat. J’aurais pu faire trois équipes ! Le club de Rodez a basculé. Rodez devient bankable. Début septembre, pour Julien, il y avait des discussions avec Manchester City quand même…"

Julien Ponceau : "Il y a des personnes qui m’en veulent"

En attendant, le milieu de poche, un temps parti au bras de fer (il refusait de s’entraîner) avec Lorient pour un imbroglio de contrat, est bien à Rodez. "Je suis ici pour tout donner pour l’équipe et gratter du temps de jeu aussi, explique-t-il. Ce qu’il s’est passé à Lorient, je le laisse derrière moi. Après, c’est sûr qu’il y a des personnes qui m’en veulent au club, mais c’est derrière moi." Oui et non car le garçon a prolongé d’un an (2023) avant de parapher son prêt.

Côté départ, Murat a indiqué ne pas avoir eu d’offre concrète de dernière minute. Rappelant aussi la singularité de cette fenêtre des transferts en pleine crise du covid. "La L2 l’an dernier, c’était plus de 100 M€ de transferts, cette fois on est à environ 50. Le marché n’a pas existé. " Ce qui lui fait dire qu’il n’est pas pressé pour faire resigner ses propres joueurs dont certains importants arrivent pourtant en fin de contrat. "Ceux qui veulent partir, ils le peuvent, dit-il. Il y a tellement de gars au chômage, je ne péterai pas la tirelire pour renouveler un joueur. Je ne l’ai jamais fait, et je ne le ferai pas quel que soit le joueur. " A commencer par son capitaine Pierre Bardy, taulier de la défense, qui pourrait donc rapidement se retrouver libre.

 

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