Ces lieux qui portent des noms illustres

  • Le collège public porte le nom de Louis Denayrouze.
    Le collège public porte le nom de Louis Denayrouze.
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Au cœur de la rive droite du Lot, les noms de plusieurs lieux font référence à des personnalités locales.

L’espace communément appelée place du Moulin, en référence au bâtiment où les agriculteurs venaient moudre le grain, et qui a brûlé dans les années 1960, a été baptisé place Jean-Baptiste-Cayron, en hommage à un sapeur-pompier victime du devoir, lors du tragique incendie de 1876.

Dans le prolongement, en bordure du Lot, se trouve la rue Octave-Portal, autrefois dénommée rue du Vieil Hospice. Ce nom vient d’un amicaliste parisien (1879-1948) d’avant-guerre. Alors qu’il présidait l’amicale des enfants d’Espalion à Paris, le chanoine Gabriel Causse recueillait dans la capitale une somme de 49 000 F pour le chauffage à vapeur de l’église paroissiale en 1934. Le coût total de l’installation réalisée par les entreprises Legrand et Delbès s’élevait alors à 57 000 F, et l’amicale complétait la différence.

Dans la rue Octave-Portal se trouve le collège Louis Denayrouze. Élève au collège d’Espalion, puis aux lycées de Rodez et Saint-Louis à Paris, Louis Denayrouze entre à l’école polytechnique. En 1872, il invente l’aérophore, puis il participe à la mise au point du scaphandre à casque qu’il dote de la lampe à pétrole sous-marine et du téléphone. En 1876, directeur du Syndicat d’études de l’éclairage électrique à Paris, il est à l’origine du premier éclairage urbain à l’électricité dans le monde. En 1984, il est élu pour une courte durée, député de l’arrondissement d’Espalion. Il découvrira un nouveau système d’éclairage, connu sous le nom de Bec Denayroyze. Il laisse également une œuvre littéraire remarquable.

Un peu plus loin, la rue Henriette-Quintard débouche sur l’avenue d’Estaing. Henriette Quintard (1902-1975) fut certainement l’une des premières écologistes espalionnaises. Son ardent combat pour la préservation de la nature, dans les années 70, lui permit d’accéder, à des fonctions municipales. Le 6 octobre 1974, lors d’une élection municipale complémentaire, elle est devenue, à 72 ans, conseillère municipale sous la magistrature du docteur Jean Solinhac.

Ce maire, ancien conseiller général et député, sut s’adjoindre les services d’Henriette Quintard à l’occasion de sa lutte contre la disparition des platanes des allées du Foirail, qu’une rumeur annonçait sur le point d’être abattus.

CORRESPONDANT
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