VTT : la Millavoise Marine Cabirou remporte sa première Coupe du monde de descente

  • Marine Cabirou a terminé la manche avec près de deux secondes devant sa première concurrente.
    Marine Cabirou a terminé la manche avec près de deux secondes devant sa première concurrente. repro cpa
Publié le , mis à jour

La descendeuse millavoise, à 50 points de Myriam Nicole avant la dernière manche, a renversé dimanche 1er novembre la vapeur pour s’emparer du titre. Interview à chaud.

Vous étiez deuxième au général et vous devez remporter la course pour décrocher la Coupe du monde. Comment avez-vous abordé cette dernière descente ?

J’ai essayé de ne pas me mettre la pression, même si je savais que je devais gagner pour remporter le classement général. Je me suis préparé comme je le fais d’habitude. Quand j’attends de prendre le départ, je ne suis pas au courant de ce qu’il se passe en bas à l’arrivée. J’ignorais tout de la course pour réaliser ma course comme je sais le faire.

Quelles étaient vos sensations ?

Depuis le début du week-end, j’avais de bonnes sensations. J’ai fait quelques fautes car je me suis engagée à fond avec le vélo, je le poussais au maximum. J’ai pris des risques pour être agressive mais le résultat est là.

Quel regard portez-vous sur cette saison particulière ?

Entre tout, c’est vrai que la saison était spéciale. Je me suis blessé à l’épaule juste après la sortie du confinement. J’ai repris le vélo à quelques semaines des championnats de France où j’ai attrapé la Covid j’ai dû à nouveau m’isoler. J’ai eu juste trois semaines pour préparer cette Coupe du monde au format réadapté en raison de la crise sanitaire. Ça a été compliqué car je sentais des séquelles de la Covid, où je me fatiguais et m’essoufflais plus vite, parfois avec quelques migraines. On s’est adapté avec mon entraîneur pour être au rendez-vous.

La déception des championnats du monde est-elle digérée ?

La déception est oubliée. On sait tous que c’était une course aléatoire, surtout dans ces conditions où c’était compliqué de piloter avec la boue. Ce n’est pas la course que tout le monde va retenir. Je préfère garder la victoire d’aujourd’hui que les championnats du monde.

Vous vouliez franchir un palier en signant chez Scott, peut-on dire que c’est réussi ?

L’an dernier, je termine deuxième au général de la Coupe du monde avec trois victoires consécutives en fin de saison. Là, je termine leader avec deux victoires et deux deuxièmes places. J’avais une marge de progression énorme en signant avec le team Scott. C’est incroyable. Maintenant que j’y suis, je compte bien y rester pour signer encore de belles victoires.

Votre jeune âge est régulièrement mis en avant. Qu’est-ce que vous répondez à ça ?

Comparée aux autres pilotes, c’est vrai que je suis assez jeune. Mais ça ne reste que du positif. La descente est un sport où l’expérience joue pas mal. Je me suis servi des leçons de l’an dernier pour avancer. Tout le monde est venu me féliciter à l’issue de la course. Quel que soit le résultat, c’est fair-play et on reste bon pote.

Vous risquez d’être encore un peu plus attendue l’an prochain. Comment gérer ce nouveau statut ?

Je n’ai pas arrêté de faire des interviews ce week-end. Je sens que je suis la fille en forme du moment comme on dit. Je me sens déjà attendue. Mais je veux continuer à rouler pour prendre du plaisir avant tout.

Que faire pour s’améliorer davantage ?

Ce week-end, on a fait tout ce qu’il fallait pour que toutes les planètes s’alignent. Il faudra discuter avec mon entourage et faire le travail nécessaire. Après avoir gagné, on a encore plus envie de victoires. Une fois qu’on est devant, on veut y rester.

Comment allez-vous fêter ça ?

Avec le confinement, ça va être compliqué, mais il va falloir profiter du moment avec la famille et les amis quand on le pourra.

Quel est le programme de vos prochains mois ?

Je vais rentrer à Millau tranquillement aujourd’hui. On va couper un peu pendant quelques semaines. La reprise n’est prévue qu’en mai mais il faudra rattaquer l’entraînement pendant l’hiver. En attendant, je vais reprendre les cours et mon master en marketing.

Réactions

Patrick Roméro, son ancien éducateur, ancien dirigeant du CSO Millau.
Elle est allée la chercher ! Elle l’avait dans les jambes. Vu le chemin pris depuis deux ans, on l’attendait tous. Aujourd’hui, ça se concrétise. Marine a mûri, mentalement elle est super-forte. Tous les éducateurs à Millau, tous ceux qui la connaissent, sont fiers d’elle. Elle est toujours souriante, c’est un exemple dans sa façon d’être. Elle apprend, elle est intelligente et elle a les moyens de durer à ce niveau, c’est certain. Il va falloir compter sur elle pendant un long moment, même si la concurrence est rude. Elle marque les esprits de tout le monde aujourd’hui. Elle en a mis plein la vue ! Je suis très, très ému. Elle montre aussi qu’on peut progresser en prenant du plaisir, et en ayant le sourire sur le vélo.

Jean-Pierre Mas, adjoint municipal aux sports.
C’est extraordinaire de voir cette petite porter haut les couleurs de Millau. Elle grandit d’année en année et on ne peut être que fier de la voir confirmer avec ce titre. Nous espérons pouvoir organiser une réception digne de ce nom dès que la situation le permettra.
 

Propos recueillis par Loïc Bailles
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