Rodez : sport de glisse sur la pelouse du stade Paul-Lignon

  • Constatées depuis le début  de saison, les glissades à répétition sont prises en compte.  
    Constatées depuis le début de saison, les glissades à répétition sont prises en compte.   JLB
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Bien que très récent et loué par nombre d’observateurs, le tapis du stade ruthénois semble afficher une glissance élevée. Résultat : des joueurs en pâtissent et des solutions ont dû être trouvées.

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour eux ça veut dire beaucoup. Nombre sont les suiveurs du Raf à avoir noté les glissades à répétition de leurs protégés (et de leurs adversaires) quand ils évoluent chez eux, à Paul-Lignon. Des figures parfois acrobatiques qui ne font pas vraiment rire les acteurs du jeu.

Entretien adapté,  arrosage avancé

La pelouse hybride de la rue Vieussens, aussi magnifique soit-elle (elle est d’ailleurs quotidiennement très bien notée et même sur le podium dans le championnat des pelouses de L2), serait-elle dangereuse pour les joueurs ? Ou tout du moins, amènerait-elle plus de difficultés (encore) à produire du jeu pour l’équipe locale ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle glisse de manière importante. Plusieurs pistes ont ainsi été explorées pour diminuer cet effet de glissance. « Au début de la saison, avec le temps sec, on arrosait beaucoup, confie Thomas Escourbiac, le “stadium manager” du Raf. À J-1, H-1 et même M-10 du match. Les gars ont constaté qu’une fine pellicule d’eau restait sur le dessus. Du coup, on a arrêté l’arrosage juste avant le match, puis même une heure avant, pour seulement arroser abondamment la veille. » Mais avec le froid automnal, les glissades se sont accrues. « Des réglages ont été apportés dans l’entretien du tapis durant la semaine », indique Thomas Escourbiac. « Une erreur de débutant pourtant commise par le plus expérimenté de nos agents » a ainsi été mise au jour par Marc Rouquié et le service pelouse (six spécialistes) de la municipalité, propriétaire des lieux. « Le 15 octobre, on a fait établir un diagnostic profond par l’entreprise qui a conçu le tapis. Il a révélé, sur un côté de l’aire de jeu, une densité de sol avec 20 points de dureté de plus. » Un écart dû à un sens de manœuvre qui n’avait pas été inversé comme il aurait fallu.

Le choix des crampons aussi en question

Suffisant pour expliquer le phénomène ? « On a corrigé le tir depuis, explique Marc Rouquié, soutenu par l’adjoint aux sports, Olivier Nicolas. Mais on a aussi constaté que tous les Ruthénois ne glissaient pas, et que les adversaires non plus. » Pointant, du coup, l’équipement de certains joueurs, alors qu’un entraînement en présence des jardiniers s’est même déroulé pour tenter de régler le problème. Montrant, s’il le fallait encore, le travail commun sur le sujet entre les sportifs et le service technique.
Concernant le fameux choix des crampons, il est à noter que de plus en plus de joueurs utilisent les soirs de match à Paul-Lignon des chaussures “hybrides”, mêlant des crampons moulés et vissés, mais surtout plus longs et de formes coniques. « Cela convient bien au tapis, précise Thomas Escourbiac. Du coup, entre tout, on parvient à réduire le risque (de glissades). »  

A.P.
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