Sud-Aveyron : ils étaient 450 manifestants contre le pass sanitaire

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  • Une prise de parole libre était proposée avant et à l’issue de la manifestation. Les "gilets jaunes" étaient à la baguette.
    Une prise de parole libre était proposée avant et à l’issue de la manifestation. Les "gilets jaunes" étaient à la baguette. Célian Guignard
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Ils étaient 250 à Millau et 200 à Saint-Affrique. Le choix des initiateurs d’occuper les deux villes.

Ils étaient 400, il y a une semaine, à Saint-Affrique. Ils étaient autant, voire un chouïa plus, hier, en Sud-Aveyron. Les manifestants, opposés au pass sanitaire "et pour la liberté vaccinale", selon la rhétorique d’usage, s’étaient divisés en deux groupes. Deux cortèges se sont élancés, sur les coups de 14 heures : le premier, dans la Vilotte, avec un peu plus de 200 participants, et le second, à Millau, avec 250 personnes. "Nous avons fait ce choix pour occuper les deux villes, qu’il y ait un maillage", justifie Philippe Morand, gilet jaune de la première heure, à Millau, dont le collectif a déclaré la déambulation en préfecture.

"Non au pass sanHiltler"

Dans la cité du gant, le rendez-vous était donné place du Mandarous, avant de rallier la place Foch, la sous-préfecture, la gare et un retour à la case départ. " Merci de ne pas arborer de signes ostentatoires pour éviter toute polémique", a sommé Michel Ducros, autre gilet jaune. Raté. Car si la consigne a été respectée dans l’immense majorité, il y avait bien cette pancarte ridicule "non au pass sanHitler", affublée de l’effigie du dictateur nazi. " Nous sommes tous ici pour montrer que notre colère citoyenne est saine et constructive, a poursuivi Michel Ducros. Ce pass sanitaire compromet notre équilibre économique, social et psychologique. Nous soutenons toutes les petites entreprises, avec une pensée amicale particulièrement pour les bars, les restaurants, les discothèques…"

Un homme, qui s’est présenté comme le gérant d’un hôtel-restaurant dans les gorges du Tarn, a d’ailleurs pris la parole, à la fin du défilé : "Nous allons devoir prendre position, demander aux gens de se faire vacciner, alors que nous sommes là simplement pour vendre à manger et à boire. Je n’ai pas à contrôler des gens que j’aime et à les renvoyer s’ils ne veulent pas se faire vacciner."

Une participante, affirmant être issue du "personnel paramédical", a affirmé qu’elle était "prête à changer de travail", remettant en cause des vaccins qui causeraient "accidents vasculaires cérébraux et myocardites" et sur lesquels "nous n’avons aucun recul".

"Jusqu’à ce que le pass sanitaire soit retiré"

À Saint-Affrique, c’était la quatrième manifestation, depuis le 14 juillet, contre le pass sanitaire. Après un repas partagé, à midi au jardin public, un peu plus de 200 manifestants se sont donc réunis au pied du kiosque pour écouter plusieurs orateurs.

Kiosque sur lequel était attachée une banderole où il était écrit : "Je suis avec ceux qui résistent." "Il y a des gens vaccinés, des gens non vaccinés et on va rester ensemble, a déclaré Guil-laume au micro. On reviendra ici tous les samedis, à 13 heures, jusqu’à ce que le pass sanitaire soit définitivement retiré. Nous continuerons même jusqu’au maintien de l’hôpital de Saint-Affrique." Pour le manifestant, ce qu’il se passe actuellement est grave : "Ce n’est plus sanitaire, c’est politique. On est en train de changer de régime."

Jean-Luc, 66 ans, d’Albi, a aussi pris la parole : "Vous êtes ceux que l’on montre du doigt et vous devriez être ceux qu’on applaudit. On a quitté le domaine sanitaire, on est dans le domaine politique. On est dans l’instauration d’un pouvoir qui prend des formes différentes. Il faut absolument tenir. Vacciné, non vacciné, ce n’est plus le problème. Le problème c’est de refuser le pass sanitaire."

"On est tous différents"

Philippe, 55 ans, a été fortement applaudi : "On est tous différents, c’est ça la richesse de l’humanité. Nous sommes sacrés. C’est fondamentalement grave ce qui se passe. Certains syndicats de policiers commencent à se lever. Qu’est-ce qu’on attend là ?"

Un cortège s’est alors formé derrière une grande banderole portant l’inscription : "Non ! Tous ensemble."

Les manifestants ont fait le tour du centre-ville par les boulevards, en passant par la place de la Mairie, avant de se rendre au centre hospitalier et de revenir au jardin public.

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