Sud-Aveyron : la cité des insectes Micropolis souhaite reconnecter son public avec la nature

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  • Bertrand Onfray sensibilise sur la diversité de la faune comme ici, devant une ruche d’abeilles solitaires.
    Bertrand Onfray sensibilise sur la diversité de la faune comme ici, devant une ruche d’abeilles solitaires. ML - LD
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À Saint-Léons, la cité des insectes, après deux années en demi-teinte, espère un retour à la normale. L’occasion aussi de sensibiliser un peu plus à la préservation de la faune aveyronnaise.

En ce début de vacances, le retour des beaux jours se fait sentir dans le Sud-Aveyron : le soleil est au rendez-vous, les premières fleurs bourgeonnent et les insectes sont de sortie. À Micropolis, sur la commune de Saint-Léons, les premiers visiteurs de la saison fourmillent dans le parc de la cité des insectes. Centre de loisirs, groupe de touristes, familles remplissent les allées à la recherche de petites bestioles.

Au détour d’un bosquet, on entend des enfants énumérer la liste des insectes pollinisateurs. Dans ce cadre bucolique, tout porterait à croire que la pandémie n’est pas passée par là. Pourtant, après deux années quasi-blanches, la cité des insectes a l’intention d’insuffler une nouvelle dynamique.

25 000 visites de moins dans l’année

"On vient de vivre quand même deux années très particulières, confie Bertrand Onfray, directeur de la cité des insectes. On faisait 40 000 entrées par an alors qu’on est sur un rythme de 65 000 visites en temps normal. On espère retrouver notre rythme historique."

En premier lieu, ce sont les sorties scolaires qui ont manqué ces deux dernières années à Micropolis. Les confinements successifs ont mis à mal la cité des insectes, où 12 000 élèves venaient annuellement. "Jusqu’à la mi-mars, on ne savait pas trop sur quel pied danser avec les écoles. Mais pour les deux prochains mois, les conditions sont réunies pour venir, on ne se fait pas trop de soucis", poursuit Bertrand Onfray. Un retour à la normale que le directeur espère durable.

Pour ce qui est de l’été, Bertrand Onfray se veut optimiste. "Les deux derniers étés ont été globalement normaux, celui-là ne devrait pas trop être différent, même si le prix de l’essence n’est pas trop rassurant", souffle-t-il. Néanmoins, si Bertrand Onfray reconnaît que les chiffres sont importants, l’aspect pédagogique reste aussi primordial. "Je préfère recevoir en un mois 18 000 visiteurs heureux, qui ont appris des choses, que 20 000 chouineurs", détaille-t-il.

Une prise de conscience écologique

En effet, le parc ambitionne de reconnecter le public avec la nature et de leur faire réaliser la diversité de la nature aveyronnaise, menacée par le dérèglement climatique. "On essaie de faire prendre conscience aux gens que la nature évolue, qu’il y a des changements de saisonnalité, de la diversité autour d’eux", insiste Bertrand Onfray. Pour ce faire, on retrouve dans le parc une exposition du photographe Patrice Thébault, Micropolis au fil des saisons, permettant de prendre connaissance de la saisonnalité de Micropolis, les insectes d’été n’étant pas les mêmes en hiver.

Également, des panneaux expliquant les bienfaits du compost, du fauchage tardif et de la pollinisation sont disséminés un peu partout dans le parc. "Il y a des choses simples à faire pour apprendre à vivre ensemble, il faut que chacun en prenne l’habitude", souligne le directeur. Toutefois, le directeur insiste sur le fait que la cité des insectes n’est pas donneuse de leçons mais dans une démarche d’accompagnement. "On n’est pas là pour dire "fais-ci, fais-ça", ni pour changer les comportements, on leur montre comment faire et ils en font ce qu’ils veulent", précise Bertrand Onfray. Une sensibilisation ludique, s’adressant aussi bien aux petits qu’aux plus grands.

Des animations pendant les vacances scolaires

La saison 2022 regorge de nouveautés avec un programme d’animations qui évolue au fil des saisons. L’opportunité de vivre une journée en famille ou entre amis à la découverte des insectes, de la nature et de la biodiversité, de profiter d’une véritable reconnexion à la nature, contempler et observer ce petit monde si fascinant qui nous entoure.

En avril, c’est le réveil de la nature. Un beau programme printanier a été préparé pour les vacances. À vivre, des animations pour tous, pour les curieux, Des insectes à protéger, Sous la loupe, les beaux jours sont de retours, les insectes aussi.

Une visite de la maison natale de Jean-Henri Fabre, est organisée ce mercredi et vendredi 6 mai, de 14 h à 18 h, sur réservation.

D’autres animations sont proposées telles que Le masque disparu, un jeu d’aventure pour retrouver le masque de Jean-Henri Fabre. Ou encore Accueillez une abeille solitaire chez vous, fabrication d’une petite maison pour les abeilles solitaires.

À faire également, sur réservation, Soigneur d’un jour pour découvrir les différentes facettes du métier de soigneur-éleveur. 

Possibilité de prendre un moment de détente, au bar-restaurant, avec sa vue panoramique et ses plats à déguster, sur place ou ses paniers repas, à emporter, sur les aires de pique-nique aménagées et aires de jeux.

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Louis Dupin
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