Cyclisme : le Roc laissagais 2023, la "plus belle édition" de Pierre Boyer

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  • Pierre Boyer (à droite), président du Vélo club Laissac et organisateur en chef du Roc, aux côtés d’Eric Davaine, un des speakers du week-end.
    Pierre Boyer (à droite), président du Vélo club Laissac et organisateur en chef du Roc, aux côtés d’Eric Davaine, un des speakers du week-end. Jean-Louis Bories
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Propos recueillis par Mathis Fessard et Margot Pougenq

Après deux jours de compétition riches en émotions, l’organisateur du Roc laissagais, Pierre Boyer, tire le bilan de cette édition 2023 marquée par les championnats d’Europe, et se projette sur la suite... Notamment sa suite.

Cette année, vous organisiez votre 31e édition du Roc. Et celle-ci était très particulière…

Celle de 2016, lors de laquelle on a eu les championnats du monde, était magnifique, mais je crois avoir vécu ma plus belle édition cette année. Tout s’est bien déroulé, il y avait une diffusion télévisée, et on avait mis plein de choses en place qui ont bien fonctionné, donc c’est vrai que c’est une grande réussite. J’avais dit un jour que ce serait peut-être ma dernière édition, mais vu comment ça s’est passé, je me dis que… (rires) !

Encore jeudi, vous ne teniez pas ce discours. Êtes-vous donc sûr d’être à l’organisation du Roc en 2024 ?

Non, on est sûr de rien, mais en effet, je n’avais pas le même discours. On va me dire que je dis ça à chaud, dans l’euphorie, mais non, non. J’y ai réfléchi ce matin (dimanche 11 juin). Même quand une édition n’est pas encore finie, je pense déjà à la prochaine. On évolue tous les ans, et j’ai déjà des idées pour l’an prochain.

Quels sont les premiers retours des participants et du public ?

On a eu des félicitations de tout le monde, et personne ne s’est plaint. Les randonneurs par exemple ont trouvé les parcours super. J’ai une coureuse italienne, qui vient souvent et qui a abandonné cette année, qui m’a dit "à l’année prochaine".

On ne fait pas la course aux chiffres. Qu’il y ait 1 500 personnes, 1 400 ou 1 300, ce n’est pas un problème. Nous, ce qu’on veut faire, ce sont des épreuves haut de gamme et que les personnes qui viennent soient heureuses et reviennent. Et je crois que c’est le cas.

Cette édition avait lieu au mois de juin, alors que le Roc avait plutôt l’habitude de se tenir en avril. Qu’en sera-t-il les prochaines années ?

On va essayer de garder cette date, mais ce n’est pas gagné, car ça ne dépend pas que de nous. Il y a déjà beaucoup de choses dans les calendriers internationaux au mois de juin. Mais au moins, à cette période-là, on a un peu plus de chance d’avoir du beau temps. J’étais réfractaire, et maintenant je suis pour. Les bénévoles me chambrent avec ça. Eux, ils préfèrent travailler quand il fait beau, c’est normal.

Vous avez organisé les championnats de France, du monde et donc d’Europe. La boucle est bouclée ? Que pouvez-vous faire d’encore plus grand ?

Les JO (rires) ? C’est vrai que la boucle est bouclée. On est les seuls en France à avoir eu les trois compétitions ! C’est exceptionnel. On ne peut pas faire plus fou. En tout cas, on ne repostulera pas pour un championnat du monde, parce que ça coûte trop cher et qu’il faut rester raisonnable. On a des projets pour l’avenir, mais je ne peux pas encore en parler. Ce que je peux dire, c’est qu’il y aura toujours des épreuves de haut niveau à Laissac.

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Les commentaires (1)
Gilou12740 Il y a 3 mois Le 11/06/2023 à 20:34

Bravo Pierrot ton père serait fier de toi