Aveyron : l'incroyable photo de l'église de Sylvanès, née "d'une erreur de débutant"

Abonnés
  • Ce cliché compile deux photos, prises à huit jours d'intervalle et une centaine de kilomètres de distance.
    Ce cliché compile deux photos, prises à huit jours d'intervalle et une centaine de kilomètres de distance. - BENOIT DECHAUX
Publié le
Clara Guichon

En ce mois de juillet, un Aveyronnais, photographe amateur, a réalisé un cliché époustouflant de l'église orthodoxe de Sylvanès grâce à une technique de montage.

C'est un paysage resplendissant que vous ne pourrez jamais observer de vos propres yeux. "Pour arriver à ce résultat, on part d'une situation réelle pour créer une situation irréaliste", introduit Benoît Déchaux, photographe des cieux de nuit, par passion.

Une photographie composite

En ce mois de juillet, cet habitant de Luc-la-Primaube a réalisé un cliché de l'église orthodoxe de la commune de Sylvanès. Ou plutôt des clichés. "C'est du composite, c'est-à-dire que c'est un montage de deux photos", explique l'Aveyronnais.

La première photographie, celle de ce ciel rougeoyant, a ainsi été prise le 14 juillet, du côté de Baraqueville. "C'est une zone où la pollution lumineuse est faible, précise-t-il. Les couleurs sont celles de gaz que l'on appelle les H-alpha. Et les étoiles que l'on voit sont celles de la constellation du cygne." Sauf que ces gaz et ces étoiles ne sont pas - ou peu - visibles à l'œil nu. "J'ai modifié le capteur de l'appareil photo pour les révéler." Plus encore : l'astrophotographe a empilé deux heures de prises de vue pour arriver à ce résultat.

La seconde photographie, celle de l'église de Sylvanès, Benoît Déchaux l'a prise une semaine plus tard, le 22 juillet, juste après le coucher du soleil. "En fait, cette nuit-là, j'ai fait une erreur de débutant, rit l'homme de 36 ans. Il y avait beaucoup d'humidité. Dans ce cas-là, on utilise des bandes chauffantes que l'on colle autour de l'objectif pour éviter d'avoir de la buée. Et, normalement, on fait la mise au point après cette manipulation. Or, je l'ai faite avant. Ce qui fait que mes photographies de voie lactée étaient inexploitables."

Déçu, après trois heures d'aller-retour en voiture, il décide de faire un montage de ce cliché "raté", avec celle du ciel de Baraqueville. "C'est parti d'un test, avoue-t-il. C'est la deuxième fois de ma vie que je fais ça", indique-t-il, avant d'ajouter, en voyant le résultat : "Qu'est-ce que le réalisme face à l'art ?"

Cela fait depuis 7 ans qu'il pratique l'astrophotographie en loisir, à côté de son boulot d'ambulancier. "Je suis fasciné par l'astronomie depuis que je suis tout gamin, se rappelle-t-il. Contempler le ciel, les étoiles, les planètes... Et c'est encore plus fascinant avec la photographie car elle nous permet de révéler des choses infiniment petites."

Peut-être un jour pourrez-vous accrocher dans votre salon l'une de ses œuvres. Le soignant souhaite se professionnaliser et vendre quelques clichés pour pouvoir financer son coûteux matériel.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
1€/mois
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?