Henri Grimal, un orphelin de guerre arvieunois devenu historien et écrivain

  • École Arvieu 1916-17.  Henri Grimal 13e sur la photo de gauche à droite et de haut en bas.
    École Arvieu 1916-17. Henri Grimal 13e sur la photo de gauche à droite et de haut en bas.
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Henri Grimal est né à Arvieu le 19 juillet 1910. Il a résidé et travaillé à Bourg-la-Reine, il est décédé samedi 3 novembre 2012 à Paris, dans sa 103e année.

Issu d’une famille paysanne, Henri Grimal précisait "que sa famille appartenait à un milieu conservateur, ennemi des Lumières et du progrès". Scolarisé à Arvieu, puis au collège privé d’Espalion, c’est son entrée au lycée Foch de Rodez, comme pupille de la Nation, " qui l’a ouvert au monde et à la réflexion". Surveillant ensuite au lycée Monteil pour financer ses études, il sera admis à l’Université de Toulouse et parviendra rapidement à l’agrégation en 1932.

Agrégé d’histoire et écrivain, il a fait une brillante carrière dans l’enseignement universitaire d’histoire et parmi les lycées parisiens les plus prestigieux : Janson-de-Sailly, Henri lV, Louis-le-Grand, Condorcet, l’École Coloniale, l’École Normale supérieure de Saint-Cloud, et surtout à la Sorbonne en préparant aux grandes écoles comme l’ENA, mais aussi à Princeton University dans le New Jersey. Spécialiste de l’Empire britannique, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, surtout pédagogiques sur "La décolonisation", "L’histoire du Commonwealth britannique"… À l’âge de 8 ans, le 11 novembre 1918, à l’annonce de la déclaration de l’armistice, il a participé à sonner les cloches à l’église d’Arvieu pour annoncer la bonne nouvelle.

Dans son livre "L’envol, souvenirs d’enfance et de jeunesse", il témoigne sur la fin de la Grande Guerre qu’il a vécue à Arvieu près de sa mère alors qu’il venait d’être orphelin de cette guerre qui a tué son père, son oncle et la ferme familiale.

Les pages décrivent la vie difficile, le travail des femmes, l’évolution des sentiments, et l’auteur détaille les enjeux de la construction du monument aux morts sur lequel sont gravés les noms de 75 morts de la commune.

L’écrivain est aussi l’auteur de plusieurs petits documents édités vers la fin de sa vie dont "L’Affaire d’Arvieu", "Un curé de naguère" qui n’est autre que son oncle Terral, "Les Pagès" en souvenir de sa mère Marthe.

Six ans se sont écoulés depuis le décès d’Henri Grimal, mais son témoignage écrit reste, et pour le centenaire de l’Armistice, l’homme méritait bien qu’on lui consacre un article lui rendant hommage.

CORRESPONDANT
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