Fédérale 2 (19e journée)

Rugby : LSA scelle le destin du Sporting

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  • Les scènes vues à l’issue du coup de sifflet final ont offert un contraste saisissant entre la joie des joueurs de LSA et l’abattement de ceux de Decazeville.     
    Les scènes vues à l’issue du coup de sifflet final ont offert un contraste saisissant entre la joie des joueurs de LSA et l’abattement de ceux de Decazeville.      Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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Dans la tête des Decazevillois, la défaite dimanche face à Lévezou Ségala (21-6) est synonyme de relégation en Fédérale 3. Du côté de LSA, on a accueilli ce succès comme la récompense d’une belle saison.

Lévezou Ségala se faisait un devoir de venir s’imposer sur la pelouse du stade Camille-Guibert. Force est de constater que les hommes du duo De Barros-Pioch ont été fidèles à leurs valeurs et ont respecté les consignes en faisant chuter une formation decazevilloise touchée rugbystiquement et coulée mentalement.

Ce derby avait le goût de la peur, de celle qui peut vous faire, parfois, déplacer des montagnes, mais qui peut aussi, comme hier dans le cas du Sporting, vous faire baisser les bras. Et même si LSA n’avait pas un besoin impérieux de points, à l’inverse de son adversaire du jour, il voulait prouver au département tout entier qu’il figurait en haut de la hiérarchie aveyronnaise de Fédérale 2, au-dessus de Millau et Decazeville. Un Decazeville véritablement au bout du rouleau, qui a vu ses espoirs de maintien s’envoler presque définitivement après ce quatorzième revers de la saison.

Pour les hommes de Fabrice Landes et Cyril Petit, ce n’est pourtant pas faute d’avoir dominé cette partie. Bien en place, les concernés prenaient le jeu en main, aidés en cela par le vent, et proposaient de bonnes combinaisons offensives. Jérôme Accorsi trouvait des touches et les avants tentaient, en vain, de percer la muraille adverse ; une défense compacte, disciplinée, qui n’était jamais prise à défaut, ce qui permettait à la formation ségalie d’attendre le moment propice pour accélérer. Et c’était d’ailleurs presque contre le cours du jeu, juste avant la pause, qu’elle parvenait à faire la différence. Sur une de ses rares offensives, c’est le centre et buteur Valentin Rigal qui plantait le premier couteau dans le dos du voisin decazevillois, chez qui des signes de résignation et de déception apparaissaient déjà sur les visages de joueurs qui, menés seulement 11-6, disposaient pourtant encore de toute une mi-temps pour refaire leur retard.

Dans les rangs de LSA, Molinié et ses partenaires, à l’image de leur remarquable saison, affichaient leur intention de ne « pas lâcher le bout de gras », surtout lors d’un derby à Decazeville. Le score gonflait alors en leur faveur, grâce à un nouvel essai puis une pénalité. La victoire ne pouvait plus leur échapper et un fratricide venait d’être commis, mais pouvait-on leur en vouloir de sceller de la sorte le destin du Sporting ?

Dimanche après-midi, LSA ne s’est pas montré transcendant, mais face à une formation aussi mal en point mentalement que celle du Sporting, il suffisait de bien défendre et de jouer les deux ou trois ballons qui traînaient pour parvenir à ses fins et s’offrir une soirée qui avait de grandes chances d’être festive et inoubliable du côté de Cassagnes-Bégonhès, bien loin de l’ambiance régnant dans l’ancienne cité minière. Pour le Sporting, l’espoir de maintien s’est presque définitivement envolé. Reste maintenant à finir à la saison. Cela va paraître long pour Decazeville mais bien plus agréable, après cette victoire, pour LSA.

Ils ont dit

Richard Pioch, co-entraîneur de LSA. C’est une victoire méritée, à l’issue d’un match lors duquel on a fait preuve de plus d’envie que le Sporting. J’ai un sentiment mitigé car je suis très content pour mon équipe mais aussi peiné pour les gens que j’apprécie à Decazeville. Mais comme mes joueurs l’ont dit, il y a trois ans, Decazeville n’avait pas fait de cadeau à LSA, et aujourd’hui, c’est le retour de bâton. On est dans la continuité de ce que l’on fait depuis le début de cette saison, avec des joueurs qui ont envie et se battent avec leurs valeurs.

Alexandre De Barros, co-entraîneur de LSA. Je suis très, très heureux de cette victoire et de la prestation de l’ensemble du groupe. C’est un tout aujourd’hui (hier, NDLR), c’est la victoire de tout un club, pas forcément uniquement celle de l’équipe première. On fait du sport pour vivre des moments comme celui-là. On va en profiter toute la soirée.

Fabrice Landes, co-entraîneur de Decazeville. Il faut relativiser car ce n’est que du sport mais dans nos têtes, c’est l’enfer. C’est dur car je crois qu’on a le ballon pendant quasiment toute la rencontre, mais voilà, on manque de puissance, on n’arrive pas à avancer ni à marquer face à une formation qui ne propose pas grand-chose si ce n’est des ballons portés et une bonne défense. Ils (les joueurs de LSA) se sont nourris de nos fautes et ils l’ont bien fait. Je ne vois pas comment on peut se remettre d’une telle défaite. Déjà que c’était dur avant, là, c’est un coup qui nous assomme vraiment. On va discuter, on va prendre des décisions et, même si je ne sais pas comment, essayer de finir la saison du mieux possible.

Cyril Petit, co-entraîneur de Decazeville. Ils (les joueurs de LSA) auront été plus pragmatiques que nous. Nous avons été trop improductifs dans le jeu pour prétendre à mieux. Il faut maintenant tenter de finir cette saison dignement.
 

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