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Quand Rungis prend l'accent aveyronnais (2/2) : "On est les maquignons de l’époque"

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  • Jean-Pierre Dominge a toujours aimé les fleurs...
    Jean-Pierre Dominge a toujours aimé les fleurs... A.D. / A.D.
  • ...  Comme Jean-Claude Bors (à gauche) la bonne chère.
    ... Comme Jean-Claude Bors (à gauche) la bonne chère. A.D. / A.D.
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Autour de Michel Gineston, et souvent bien avant lui, ils sont quelques-uns à avoir fait de Rungis leur fief historique. Rencontre avec deux "anciens" qui donnent à Rungis un petit air d’Aveyron.

Jean-Claude Bors et Jean-Claude Dominge ne se connaissent pas. Leur vie a pourtant commencé à quelques kilomètres l’un de l’autre, dans le calme de l’Aveyron qu’ils retrouvent dès que l’occasion se présente. Dans le pavillon des viandes, ou sur le carreau des fleurs, rencontre avec les Aveyronnais de Rungis…

Jean-Claude Bors

Quand on évoque avec lui la Viadène ou le Carladez, pas un nom ne lui échappe. Directeur général de Deplanche, Jean-Claude Bors n’oublie pas le pays. C’est même tout le contraire. "Je reviens le plus souvent possible. Mes racines sont en Aveyron." À Rungis, il a gravi les marches une à une pour être aujourd’hui le directeur général d’un des poids lourds du négoce en viande. Un parcours de vie commencé en 1960 à Orlaguet dans le Nord-Aveyron. "J’ai suivi des études d’agriculture dans le but de reprendre la ferme familiale mais l’amour m’a conduit à Paris. Avant que mon frère aîné ne reprenne la ferme".

"Pendant un temps, j’ai monté les marchés pour la ville de Paris avant d’arriver à Rungis sur le conseil d’un collègue. J’ai cumulé les deux pendant un temps. Sacrées journées !" D’abord coupeur sous l’ère Charrier – "un grand bonhomme, ancien boxeur qui venait à Rungis en sabots", il "monte devant", comme il dit, en tant que vendeur.

De fil en aiguille, il rachète "les parts des anciens" devenant aujourd’hui directeur général. Pour une année encore.

"Si tout va bien, l’an prochain je serai à la retraite", conclut ce grand fan de pêche aux carnassiers. "J’ai toujours aimé me poster sur les berges du lac de Sarrans au petit matin. C’est là qu’on attrape les plus belles pièces…" Le succès n’appartient-il pas à ceux qui se lèvent tôt ?

Jean-Pierre Dominge

Il a la gouaille de ses aïeux et le nez dans les roses. Arrivé à Paris, "suite à une succession difficile", le natif de Saint-Hippolyte a d’abord suivi son père dans le négoce des fruits et de la viande avant de prendre son envol, "dans la fleur". "C’est un métier propre et sain, ça m’a toujours plu. Et comme j’ai pu en vivre correctement, j’ai persévéré", plaisante le quinquagénaire, heureux de voir pousser sa petite entreprise sur le carreau de Rungis. "J’ai toujours aimé le contact avec les professionnels. Je n’aurais jamais pu exercer ailleurs. A Rungis, l’ambiance participe au charme de l’ensemble. On est un peu les maquignons de l’époque." Et s’il n’exclut pas de "rentrer très bientôt au pays", ce fan de sports mécaniques – il ne manque pas une occasion de sortir son quad sur les chemins aveyronnais – n’est pas encore prêt à quitter l’effervescence de la fourmilière de Rungis. "C’est en projet mais j’ai encore quelques fleurs à vendre !"

Aurélien Delbouis
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