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Aveyron : depuis Caplongue, quinze ans que le Cap est mis sur les Mômes

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« Cap Mômes » est le plus gros festival culturel dédié aux enfants. Il est né au milieu des années 2000 à Caplongue, par un groupe d’amis de ce hameau du Lévezou qui, au milieu des années quatre-vingt-dix, avait réussi à mettre sur orbite l’inoubliable Cap Festival. Retour sur la naissance de Cap Mômes qui fêtera ses quinze ans samedi 27 juillet à Luc-la-Primaube.
 

À Caplongue, un hameau de quelques belles âmes de la commune d’Arvieu, on a encore les yeux qui brillent quand on repense à tous ces enfants qui avaient envahi le village un beau jour de juillet 2005. Dans les cours, les jardins, les places, sous les arbres, sur les marches… les gamins ne savaient plus où donner de la tête face à tant de magie et de rires. Tout le village avait vu son idée un peu folle devenir une belle réalité.  « Cap Mômes », un festival pour les enfants, et les parents, était désormais sur orbite.
Telle une étoile filante, la nouvelle du bonheur que pouvait procurer ce festival né sur un coin de bar, celui du « café des Gens », filait à travers le département. Ceux qui avaient assisté à la naissance de cet évènement, auquel avait notamment été conviés Raymundo, Gloons, la sorcière Tartine, Pierrot, Colombine, Arlequin, « que des amis des amis du village », avaient des fleurs de bonheur qui sortaient de leur bouche quand ils en parlaient.
Jamais un festival « enfantin » n’avait autant séduit dans le département. Et dans la tête des gens résonnait une autre belle histoire, née elle aussi à Caplongue. Celle de Cap Festival.
Dix ans auparavant, en 1995, ces mêmes gens qui ont invité des clowns et des artistes à mettre le village sens dessus dessous, avaient eu l’envie de réveiller le hameau et sa trentaine d’habitants en invitant quatre groupes sur une scène dressée dans le village. Tête d’affiche, Daran et les Chaises, qui chantait « Je voudrais dormir dehors », a inauguré un nouveau festival qui allait lui aussi marquer l’histoire du département : le Cap Festival.
L’énergie de tous
« À vingt ans, on avait la connerie, on avait fait le rallye des faux lits. À 25, c’est la zique qui nous démangeait, alors on a fait venir des groupes pour chanter leurs chansons à eux, c’était pas un baloche. Et à 35, on a fait quelque chose pour ceux que l’on aime le plus… nos enfants », raconte Jean-Marc Dejean. « C’est l’énergie de tous qui a fait ce qui est arrivé », sourit le bonhomme.
En fait, Caplongue et sa trentaine de familles, c’est un peu le Cap Canaveral des festivals. Une base de lancement inimitable. Vingt ans durant, en passant par Comps-LaGrandville, Flavin, Centrès, Le Vibal et Laclau, Cap Festival a inondé de musique et de souvenirs « les gens ». Cap Mômes a bénéficié de la même mise sur orbite. « On avait l’expérience de Cap Festival. Et en 2005, ça nous grattait de faire quelque chose. Et l’on est finalement devenu le plus gros spectacle culturel payant », dit-on presque étonné. « En 2010, Zebda était à l’affiche de l’Estivada à Rodez. C’était gratuit, il y avait plus de 50 000 personnes. Nous, dans notre petit village, on a enregistré le même jour 4 500 entrées payantes… »
Ce festival entraînait derrière lui tellement d’étoiles illuminées par les yeux brillants des enfants, que ces parents ont eu du mal à s’en séparer. Mais l’énergie pour préserver « Cap Mômes » s’amenuisait à Caplongue. « Mais l’on était prêt à la donner ailleurs ».  
Et finalement, comme pour « leur » Cap Festival, ils ont laissé leur enfant de huit ans aller jouer dans un autre village. C’est ainsi que Salmiech a vu arriver une foule de gamins. Pendant trois ans, durant un week-end de juillet, le village réservait ses plus belles places aux enfants. Puis Laissac prit le relais, avec toujours autant de succès. Et cette année, c’est Luc-la-Primaube qui accueille cet incroyable festival.
« Une sorte de loi naturelle », et ce fut aussi le cas pour Cap Festival, fait que la garde du festival dure trois ans.
« Chaque organisation y met toute son énergie, on applaudit des deux mains. C’est super. Cap Mômes ne nous appartient pas. On cultive l’être, pas l’avoir », dit-on dans le café des Gens. Néanmoins, de façon inévitable, une question surgit régulièrement : quelle sera la prochaine idée qui sera mise sur orbite depuis Caplongue. Cela fait sourire sur la place du village. Mais c’est une question d’énergie. D’envie. « Nous avons été guidés par le plaisir pour réaliser ce que nous avons fait », relate Jean-Marc Dejean.   Un de ces jours peut-être, dans ce café des Gens de Caplongue, une discussion s’emballera et, soudain… Un Cap quelque chose s’envolera… qui sait ?….
 

Ph. R.
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