Vie commerçante

Rodez : ça grogne au marché du Faubourg

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  • La fréquentation du marché du Faubourg a décliné depuis son déplacement.
    La fréquentation du marché du Faubourg a décliné depuis son déplacement. J.A.T. / J.A.T.
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Les commerçants non sédentaires du vendredi après-midi se plaignent du déplacement du marché du Faubourg, qu’ils accusent d’être à l’origine d’une baisse de la fréquentation.

Sur le marché du Faubourg, les semaines se suivent et se ressemblent, et ce n’est pas du goût des commerçants. Pour cause de travaux de construction de la maison de santé, les intéressés avaient été déplacés, en août 2018, de la place de l’église du Sacré-Cœur à l’entrée de la maison des associations. Une mesure qu’on leur avait alors présentée comme temporaire, mais qui, à leur grand dam, tend à s’inscrire dans la durée, avec des conséquences importantes.

" Les trois quarts des clients que l’on a là-bas sont des personnes âgées, qui ne peuvent donc pas se déplacer très facilement. Auparavant, elles trouvaient facilement des places pour se garer, avec le parking juste à côté, mais maintenant, c’est très, très compliqué, et beaucoup d’entre elles ont renoncé à venir à cause de ça, confie Maud Gastal, volaillère à Vabre-Tizac. Personnellement, mon chiffre d’affaires a baissé de 60 %. J’ai plus de rentabilité à Olemps, le jeudi après-midi, en trois heures, qu’au Faubourg, alors que j’y reste deux fois plus longtemps. J’en arrive à me demander si je ne vais pas arrêter de venir. Je n’en ai pas envie car j’ai quelques clients fidèles mais être là pour vendre deux volailles, comme ç’a été le cas à plusieurs reprises, ce n’est plus possible. "

"On préférerait payer les frais d’emplacement et travailler"

" Si ça continue comme ça, on va disparaître. Ç’a été lors des premiers marchés mais ensuite, ç’a vite décliné. On veut bien faire des efforts mais à un moment donné… Alors certes, la mairie nous a dit qu’elle ne nous ferait pas payer les frais d’emplacement tant qu’on serait là-bas, mais honnêtement, on préférerait les payer et travailler car être là et passer des heures à ne rien faire… ", surenchérit Nadège Sanhes, volaillère à Pruines, tandis que Pascal Tafforet, ostréiculteur à Bourcefranc-le-Chapus, a pointé du doigt " l’absence d’abri par rapport aux courants d’air et le froid ", qui rendent le nouveau lieu guère hospitalier.

" Le problème de stationnement en est un sans l’être car si les gens veulent venir, ils viennent, mais le passage généré par ceux qui montent en ville n’est plus le même qu’avant étant donné que les habitations sont situées un peu plus haut ", précise Guylaine Lafarge, éleveuse de volailles et canards gras installée à Marcillac.

Sarah Vidal : "On n’est pas fermés à quoi que ce soit"

Avant d’ajouter : " Avant, on était à côté de la pizzeria, et son gérant tirait profit de notre présence. Lui aussi aimerait que l’on revienne. Là où l’on est, il n’y a pas de voiture, c’est plus sûr, mais il y a déjà un boulanger et un fromager qui ne viennent plus, et à cause de ça, certaines personnes iront au marché du samedi matin, où elles trouveront tout, quitte à galérer pour le stationnement ".

Alors qu’ils travaillent à la rédaction d’un courrier au maire, Christian Teyssèdre, les commerçants ont été invités par Sarah Vidal, troisième adjointe en charge, notamment, des animations, à venir " s’asseoir autour d’une table " dans le cadre de la commission des marchés, l’instance représentative.

" On n’est pas fermés à quoi que ce soit, a-t-elle assuré. Je suis un peu surprise par les doléances des commerçants car on a décidé du nouvel emplacement avec eux et on estimait plus approprié de les installer dans la cour de la maison des associations plutôt que de les laisser entre les grues du chantier de la maison de santé. Ce marché, bien qu’il perde en attractivité depuis des années, ce dont on ne se réjouit pas, est très important car c’est un marché de quartier, fréquenté par des gens qui ne vont pas à ceux des places du Bourg et de la Cité ", souligne Sarah Vidal. Et de conclure : "Si on le remet à son emplacement initial, les problèmes de stationnement ne seront pas réglés pour autant puisqu’il occupera des places de parking. Avec l’ouverture de la maison de santé, qui accueillera vingt-six professionnels, beaucoup de gens viendront au Faubourg, ce qui redynamisera le quartier. On va créer les conditions pour qu’il redevienne attractif et j’invite les commerçants à attendre un peu pour voir les effets. "

R.G.
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