fabriqué en aveyron

La biscuiterie du Camarès, un "patrimoine" familial à perpétuer

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  • Sophie et Gérémie entourent leur mère Josy, aujourd’hui retraitée, qui habite justeau-dessus de l’atelier.
    Sophie et Gérémie entourent leur mère Josy, aujourd’hui retraitée, qui habite justeau-dessus de l’atelier. Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
  • La biscuiterie du Camarès, un "patrimoine" familial à perpétuer
    La biscuiterie du Camarès, un "patrimoine" familial à perpétuer Centre Presse / José A. Torres / Centre Presse
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Créée en 1978 par Guy et Josy Majorel dans l’ancienne filature au bord du Dourdou, l’entreprise a été reprise, quarante ans plus tard, par les enfants, Sophie et Gérémie.

Les gestes sont précis, l’œil affûté au changement de température et l’ambiance studieuse mais détendue. Dans leur atelier installé au sein d’un bâtiment autrefois utilisé comme filature, posé le long du Dourdou, Sophie Bénézech et Gérémie Majorel s’amusent comme n’importe quel frère et sœur. Seulement là, le jeu consiste à fabriquer des biscuits au quotidien, à les conditionner et, accessoirement, à les vendre, pour certains à des clients qui viennent directement à l’atelier. Tout cela, le duo le réalise avec le sourire et avec un goût prononcé pour la discussion. Et des histoires sur l’entreprise, il n’en manque pas depuis plus de 40 ans.

Car, Sophie Bénézech et Gérémie Majorel ont, comme ils aiment le mettre en exergue, un "patrimoine familial " entre les mains, conscients "du privilège et de l’opportunité incroyable " de poursuivre cette aventure lancée par leurs parents. C’est donc Guy, originaire de Camarès et dans la lignée de boulangers-pâtissiers, qui a façonné ce savoir-faire.

Formé à Montpellier, l’apprenti s’est ensuite nourri de nombreuses expériences à travers notamment des saisons d’été où il était payé à la balle de farine (100 kg). En 1973, de retour à Camarès avec Josy son épouse – née dans cette maison au bord du Dourdou ! –, il reprend une boulangerie où son esprit de création, avec entre autres la recette familiale du biscotin, lui donne une certaine réputation dans son travail. Cinq ans plus tard, le couple décide de lancer sa propre biscuiterie.

Le plus difficile était alors de trouver la machine adéquate ; elle est arrivée spécialement d’Allemagne où elle a connu quelques modifications en raison de la longueur des plateaux. Ce qui fait d’elle une pièce unique en France puisqu’elle fonctionne encore !

Sophie est la première à intégrer l’entreprise. "De 1991 à 1999, c’était pour les saisons. J’y ai pris goût et puis, ça me plaisait. De toute façon, nous avons grandi là et nous avons toujours aidé nos parents. " Le discours est identique pour Gérémie qui a attendu 2008 pour faire le grand saut.

Avant de racheter dix ans plus tard à Josy lorsqu’elle a souhaité prendre sa retraite (Guy est décédé en 2014). "Nous avions vraiment envie tous les deux de reprendre. Nous sommes très fusionnels et nous avons l’appui de nos familles respectives. " Et de leur mère qui habite… au-dessus de l’atelier et qui ne manque pas une occasion de venir vérifier la bonne marche de la fabrication.

Sophie et Gérémie (leur frère Guilhem est le seul qui ait le CAP pâtisserie, mais n’a pas été tenté par l’aventure) poursuivent ainsi ce qui a fait la force de leurs parents : l’amour du travail bien fait " avec de vrais produits en circuits courts et de qualité, de vrais parfums, et sans conservateur ". Le tout désormais sous l’estampille "Fabriqué en Aveyron". Et la recette du succès ne change pas : huit références en biscuits (vanille bourbon de Madagascar, amande blanche, anis vert…) dont trois sélectionnés par ailleurs pour être enrobées de chocolat bio pur beurre, la fouace briochée et aérée… Des produits qui, au préalable, sont goûtés en famille, voire par certains clients avant de se retrouver en vente. " Le site internet nous permet une certaine visibilité. Nous avons également des revendeurs dans le sud du département, de même que dans le Tarn et l’Hérault. Les gens nous font confiance et il est important de ne pas les décevoir", lâchent-ils en chœur et avec le sourire.

La biscuiterie du Camarès, 1 rue de l’église, 05 65 99 51 49 ou gj.majorel@orange.fr, site internet : biscotin.fr
Paulo Dos Santos
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