FDSEA et JA pour davantage de local dans les cantines de l'Aveyron

  • Six millions de Français fréquentent les cantines scolaires.
    Six millions de Français fréquentent les cantines scolaires. Midi Libre / PIERRE SALIBA / Midi Libre
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Une nourriture de qualité et locale dans les cantines, le combat n’est pas nouveau pour les syndicats d’agriculteurs.

Alors qu’ils sont toujours en lutte pour tenter de faire capoter le CETA, traité de libre-échange entre Europe et Canada qui laisserait entrer des tonnes de viandes de porcs et bovins "nourris aux farines" selon le président de la FDSEA de l’Aveyron Laurent Saint-Affre, c’est un autre pan de la restauration collective qui est dans le viseur du syndicat ces temps-ci : l’approvisionnement en produits locaux et français.

Ces dernières semaines, les députés Anne Blanc, Stéphane Mazars et Arnaud Viala se sont entretenus à ce sujet avec les représentants de la FDSEA et des JA.

Développement du territoire

Chaque année en France, 7,3 milliards de repas sont servis en moyenne en restauration collective selon le Syndicat national de la restauration collective (SNRC et 1 milliard dans les cantines scolaires, fréquentées par 6 millions d’enfants.

"La restauration collective a son rôle à jouer pour la production agricole de notre pays et doit prendre conscience de la nécessité de s’approvisionner auprès de producteurs locaux ou choisir des produits d’origine France. En Aveyron, de nombreux établissements scolaires travaillent déjà avec des producteurs locaux. Cet approvisionnement local a tout intérêt à se développer pour notre territoire", affirme le président Saint-Affre.

Pour aller en ce sens, les syndicalistes ont demandé aux députés que la procédure de marché public pour les produits alimentaires soit "simplifiée ou rationalisée",

Selon le président Saint-Affre, les élus se sont montrés "réceptifs à l’idée et à nos objectifs. Tous pensent qu’il y a des choses à faire pour nous accompagner". " L’opinion publique est sensibilisée à ça, nous leur avons demandé d’accélérer alors que la loi EGalim exige qu’en 2022, 50 % des cantines consomment des produits locaux ", conclut-il.

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