Millau : les salariés de l’Udsma sont en grève illimitée

  • Le personnel soignant déplore le manque de considération.
    Le personnel soignant déplore le manque de considération. ML - Loïc Bailles
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Une quarantaine de manifestants étaient mobilisés dès ce lundi matin.

Les 13 infirmières et les 9 aides-soignantes du Centre de santé infirmier mutualiste de soins à domicile (UDSMA) de Millau tiraient la sonnette d’alarme depuis juin dernier. Les salariés avaient déjà partagé leurs revendications auprès du directeur général, Pierre Gigarel, en juin dernier. "Il n’a rien entendu et la crise sanitaire a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase", résume une infirmière. Pour se faire entendre, un préavis de grève a été déposé, dès le 1er mars, pour un début de mouvement ce lundi, devant les locaux millavois de l’UDSMA situés au 26, rue Lucien-Costes. Au total, une quarantaine de personnes se sont mobilisées. Sur les cinq aides- soignantes et les six infirmières prévues au planning à ce jour, une seule blouse blanche a pris le chemin du travail. "Presque 100 % du personnel est en grève et la direction n’a prononcé aucune assignation alors qu’elle est au courant depuis une semaine", critique Pascal Mazet, secrétaire de l’Union syndicale départementale de la CGT Santé et Action sociale, également membre de la fédération, un titre qui peut lui permettre de négocier. "J’attends toujours l’appel de la direction mais je vais rester là toute la journée et je reviendrai toute la semaine s’il faut, insiste Pascal Mazet. Des actions plus importantes pourront être envisagées. La balle est dans le camp de la direction." En fin de matinée, le représentant syndical a reçu un appel lui signifiant que la direction rencontrerait les salariés ce mardi après-midi (lire ci-contre).

Ras-le-bol général

Comme leurs homologues du public, en grève depuis le changement de direction à l’hôpital, les salariés de l’UDSMA veulent notamment que la direction embauche "pour faire face à la surcharge de travail", titularise les CDD et exigent une revalorisation salariale. "Nous ne faisons même pas partie des accords de Ségur pour toucher la prime liée à la crise sanitaire alors que nous avons explosé le compteur des heures supplémentaires", souligne une gréviste, qui culpabilise de laisser ses patients sans soin. "Le lundi représente une grosse journée en termes de prise en charge, ajoute une de ses collègues. Chacune de nous voit entre sept et neuf patients par jour, soit une quarantaine en tout. Qu’on passe 5 minutes, 45 ou 1 heure, le tarif est le même."

En plus des soins, le personnel doit aussi gérer la facturation. Et les journées qui commencent à 5 heures peuvent s’étendre jusqu’à 20 h 30. "Nous sommes pressés comme des citrons. On se préoccupe de la santé des patients mais la direction n’en a que faire", résume une autre. Les blouses blanches ruminent leur colère noire mais peuvent compter sur la CGT, qui entend mener un appel aux dons afin de soutenir financièrement les grévistes.

ML
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