Millau : un campus connecté dès la rentrée prochaine

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  • Chloé Gayraud, Séverine Peyretout et Emmanuelle Gazel, trois femmes attachées à l’éducation.
    Chloé Gayraud, Séverine Peyretout et Emmanuelle Gazel, trois femmes attachées à l’éducation. C.C.
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cyril calcina

Des conditions idéales pour rester ici ou rejoindre la ville seront proposées à la rentrée.

Douze heures de présence par semaine. De quoi vaquer à d’autres occupations, gagner en autonomie, éviter des amphithéâtres bondés, etc. Le campus connecté, c’est tout ça et bien plus encore. Avec ce véritable tiers lieu de l’enseignement supérieur, innovant et collaboratif, celui de Millau, labellisé il y a quelques jours, se veut, comme ses 88 autres congénères en France, complémentaire des établissements universitaires et de leurs antennes. Car, en Sud-Aveyron, ce n’est pas à une, mais à deux universités, que les futurs étudiants connectés peuvent s’inscrire pour la rentrée prochaine : Rodez et Montpellier. Pour le reste, tout est gratuit.

C’est en grande partie grâce à Chloé Gayraud, chargée de mission, et à Séverine Peyretout, conseillère municipale et communautaire, toutes deux à l’Enseignement supérieur, que la rectrice, annoncée à l’inauguration, a dit oui lundi à leur dossier de candidature qu’elles ont auditionné il y a trois semaines. "C’est la première marche du projet que nous menons pour l’enseignement supérieur. Notre volonté à poursuivre n’est que renforcée", a tenu à souligner Emmanuelle Gazel, maire, également présente à l’annonce de la nouvelle.

Ce campus est une aubaine pour la poursuite des études de jeunes empêchés comme des adultes souhaitant les reprendre.

Il est aussi une belle opportunité pour les personnes en situation de handicap, les sportifs de haut niveau ou des majeurs issus de famille ne pouvant subvenir aux nombreux frais afférents en cas de déménagement. C’est presque un campus d’égalité des chances qui s’ouvrira donc en septembre prochain à Millau.

Et pour les prochains entrants dans la vie estudiantine pas encore convaincus, la connexion universitaire offre encore de nombreux attraits.

15 élèves maximum

Sur place, ou plutôt sur l’esplanade François-Mitterrand, au premier étage du PES (Pôle d’enseignement supérieur) désormais bien floqué, la capacité maximale d’accueil sera de quinze élèves pour un tuteur. Au-delà de cette physionomie idéale, le dispositif s’adaptera aux besoins des étudiants afin que les douze heures de présence hebdomadaires satisfassent tout le monde. Presque démocratiquement. Enfin, si les inscriptions montraient plus de quinze intéressés, la communauté de communes pourrait postuler pour ouvrir un deuxième campus, puis pourquoi pas trois ou quatre.

Désormais, il ne reste plus qu’à trouver le tuteur. Millau grands causses, désormais sûre de son campus, tout comme Saint-Affrique, Mende ou Florac, notamment, peut engager les démarches pour son recrutement. Il devra être doté d’une sacrée polyvalence.

Plus d’infos sur campusconnecte@cc-millaugrandscausses.fr ou contact au 05 65 59 00 22 (Caroline Humbert).
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