Jeux vidéo : "Age of Empires" remet ses châteaux forts au goût du jour

  • Après sa sortie sur PC, "Age of Empires IV" retourne à l'époque médiévale, qui avait fait le succès du deuxième opus de la saga.
    Après sa sortie sur PC, "Age of Empires IV" retourne à l'époque médiévale, qui avait fait le succès du deuxième opus de la saga. Courtesy of Relic entertainment
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(AFP) - En friche pendant 16 ans, l'emblématique série "Age of Empires" de Microsoft veut faire entrer le jeu vidéo de stratégie dans une nouvelle époque.

A l'ère du mobile et du jeu en ligne, son défi sera de conquérir les plus jeunes audiences.

Sorti jeudi sur PC, "Age of Empires IV" retourne à l'époque médiévale, qui avait fait le succès du deuxième opus de la saga.

"Je pense qu'il s'agit de la meilleure période pour un nouveau +Age of Empires+ parce qu'il y a un nombre d'histoires à raconter incroyable, que c'est une période très romantique, chargée d'Histoire et de conflits opposants des empires formidables", a justifié Quinn Duffy, directeur du développement du jeu pour le studio Relic Entertainment à Vancouver (Canada).

Comme dans les épisodes précédents, le joueur débute la partie avec une poignée de villageois qu'il doit mettre au travail pour récolter des ressources, développer une armée, construire des châteaux forts et partir à la guerre.

Microsoft a bien annoncé de nouvelles campagnes comme la guerre de Cent Ans, la conquête normande de l'Angleterre ou l'expansion de l'empire Mongol, le tout introduit par des cinématiques soignées, mais les joueurs qui ont obtenu un accès anticipé se délectent surtout de vieux souvenirs, dont le mythique cri "Wololo" lancé par les unités religieuses lorsqu'elles tentent de convertir leurs ennemis.

"Je suis tombée amoureuse de la série avec +Age of Empires 2+ quand j'avais 12 ans. Je passais des soirées entières à jouer entre amis contre l'intelligence artificielle et, même si nous avions recours à des codes de triche pour avoir des ressources illimitées, nous étions quand même fiers de notre empire !", se remémore pour l'AFP la streameuse canadienne Ellie4K.

- Succès immédiat -

Inspiré par le titre "Civilization" qui se joue lui au tour par tour, le premier "Age of Empire" sort en 1997. La série comporte 3 titres principaux et un détour par le monde légendaire dans "Age of Mythology".

Son succès immédiat fait la fortune du studio Ensemble installé à Dallas (Texas) et racheté en 2001 par son éditeur Microsoft. Mais "Age of Empires" enferme aussi ses créateurs dans un genre de niche, très codifié et jouable uniquement sur PC.

"+Age of Empires+, c'est environ 20 millions de joueurs, au coude-à-coude avec +Warcraft+", explique à l'AFP le spécialiste du secteur Laurent Michaud. Mais, à l'inverse du studio concurrent Blizzard qui sort "World of Warcraft" en 2004, ses développeurs "n'ont pas réussi la transition vers le jeu massivement multi-joueurs."

Ensemble Studio ferme finalement ses portes en 2009 après avoir sorti "Halo Wars", un portage dans le monde des jeux de stratégie en temps réel (RTS) d'une autre marque à succès de Microsoft, jouable sur consoles. Pour "Age of Empires" en revanche, les versions en ligne ou mobiles ne convainquent pas.

Microsoft relance la série à partir de 2018 avec des versions dites "définitives", aux graphismes plus modernes, des volets historiques. Lors du confinement, le deuxième épisode retrouve ses fans d'antan, et un premier tournoi d'e-sport est organisé pendant l'été 2020.

"Il y a tellement de manières de s'amuser sur +Age of Empires+ ! Entre le jeu compétitif, les campagnes historiques, les scénarios personnalisés, (...) il y a presque quelque chose pour tout le monde et à tous les niveaux de compétence", s'enthousiasme Ellie4K.

L'aventure se prête aussi au jeu de rôle. En France, le streamer star ZeratoR ne s'y est pas trompé et a déjà annoncé qu'il commenterait une partie collective le 14 novembre au Grand Rex à Paris, en costumes de chevaliers.

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