1 200 pains bénits comme au XIXe siècle

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  • Le gros pain porté au village de la Valette chez Madame Bec, 98 ans, symbolisant le levain et le passage du relais pour le millésime 2023. Le gros pain porté au village de la Valette chez Madame Bec, 98 ans, symbolisant le levain et le passage du relais pour le millésime 2023.
    Le gros pain porté au village de la Valette chez Madame Bec, 98 ans, symbolisant le levain et le passage du relais pour le millésime 2023.
  • Distribution des michous à la sortie de la messe. Distribution des michous à la sortie de la messe.
    Distribution des michous à la sortie de la messe.
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Il y avait beaucoup de monde ce jeudi de l’Ascension dans la petite église de Luc qui affichait complet. En effet, les paroissiens de Luc ont perpétué la tradition avec la bénédiction et la distribution de 1900 "michous" confectionnés par Clem l’Artisan de Luc. Cette année, après 2 ans d’interruption à cause de la crise sanitaire, c’était aux habitants de Planèzes, Le Couderc, St-Hubert et Bellevue, qu’incombait l’organisation de ce moment de partage, de convivialité et d’amitié orchestré par Bernard et Françoise Girbelle.

Aussi loin que la mémoire du plateau et des vallées de Luc cherche, elle trouve la tradition de l’Ascension, unique en Aveyron. Celle des "Michous", ces petits pains bénits pendant l’office et distribués à la sortie de la messe célébrée par le père Bernard Koffi. À l’origine c’est une idée de partage. Les paysans du secteur aimaient donner de la consistance à leur générosité. C’était l’époque où la faim n’était pas une réalité lointaine mais un quotidien proche et cruel. Mais où, aussi et surtout, les signes de communion avec les autres prenaient toute leur importance. Luc n’a pas oublié et les habitants des villages et des campagnes ne laisseraient passer pour rien au monde ce moment fort de la vie locale qui a su préserver l’idée chrétienne de départ. Certains vous diront aussi que la vertu de ces petits pains en plus de susciter la convivialité et la générosité est aussi de protéger le foyer et encore plus de prévenir les cultures des ravages de la grêle à condition d’en suspendre un sur une poutre dans la cuisine ou dans le grenier jusqu’à l’Ascension suivante ! C’est un bruit qui court qui en fait bondir certains qui ne l’entendent pas de cette oreille. Alors, faut-il croire à ces "Michous paragrêle "qui ne moisissent pas lorsqu’ils sont bénis ? Sur le parvis de l’église, ces petits pains se sont échangés contre des sourires et des regards complices. Les mains se sont tendues, un courant chaleureux a circulé, les petites miches se sont empilées sur les bras… Un jour particulier où chacun pense aux autres. A Luc, le partage de l’Ascension traduit de manière simple cette volonté exprimée année après année.

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