"On ne peut pas envoyer ses déchets n’importe où" : que deviennent les refus de tri ?

  • Les erreurs de tri qui contiennent un pouvoir calorifique sont transformées en combustibles solides de récupération. Les erreurs de tri qui contiennent un pouvoir calorifique sont transformées en combustibles solides de récupération.
    Les erreurs de tri qui contiennent un pouvoir calorifique sont transformées en combustibles solides de récupération. Centre Presse Aveyron - José A. Torres
Publié le
Alexia Ott et Jennifer Franco

Depuis le centre de tri de Millau, le Sydom envoie les erreurs de tri à des usines de traitement. Lieux où elles sont valorisées, transformées ou enfouies. Elles connaissent ainsi un second tri qui parfois leur offre une seconde vie.

Les déchets recyclables sont valorisés et envoyés dans des filières dédiées en France ou en Espagne. Mais qu’en est-il des erreurs de tri ? Pour celles-ci, que l’on appelle des refus, la valorisation matière n’est pas toujours possible.

Dans les erreurs de tri, il reste des éléments qui ont un pouvoir calorifique. Ces déchets peuvent être transformés en combustibles solides de récupération (CSR) utilisés par les cimenteries.

Trois catégories

Or, le tri des refus a un coût. Ils ne peuvent pas être valorisés directement et il faut les préparer : enlever les matières indésirables comme le PVC et les métaux, broyer le tout et déterminer quel est leur pouvoir calorifique pour pouvoir les valoriser dans la bonne cimenterie et au bon dosage.

A Ecotri, les refus de tri sont mis par balle, comme le reste des déchets. Une fois arrivés dans l’usine de traitement, ils sont broyés et à nouveau triés. On distingue trois catégories : les déchets propres - les gros morceaux de plastique, de carton et de papier, de fer et d’aluminium sont en effet envoyés en filières de revalorisation - ; les déchets impropres qui sont enfouis ; et, enfin, ceux qui sont inexploitables, mais qui ont tout de même un pouvoir calorifique, sont transformés en CSR.

Les fours des cimenteries chauffant très forts pour obtenir du ciment, les CSR sont ensuite utilisés pour éviter d’injecter du pétrole brut. On parle alors de valorisation énergétique.

"La traçabilité est draconienne"

"Ce qui est enfoui est minime par rapport à ce qui est revalorisé ou transformé en CSR", explique Timothée Brabant, le gérant de Recycling connexions, un prestataire en charge de récupérer les refus de tri du Sydom de l’Aveyron et de les évacuer vers une usine de traitement. Le transport des déchets est soumis à une autorisation d’export de déchets transfrontaliers.

"On ne peut pas envoyer ses déchets n’importe où", insiste-t-il. Par exemple, des pesées sont réalisées à la sortie du centre de tri ainsi qu’à l’arrivée à l’usine de traitement. "La traçabilité est draconienne mais primordiale !"

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