Attentats de Trèbes et de Carcassonne : "Je suis un jeune de quartier" mais "je n'ai rien à voir avec le terrorisme", dit Arfoui

  • Fin de la 3e semaine du procès, ce vendredi 9 février.
    Fin de la 3e semaine du procès, ce vendredi 9 février. L'Indépendant - L. C.
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Fin de la troisième semaine d'audiences du procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, ce vendredi 9 février, avec à la barre l'accusé Ahmed Arfaoui.

C'était la 15e journée du procès des attentats de Trèbes et Carcassonne, ce vendredi 9 février à Paris, avec comme la veille l'accusé Ahmerd Arfoui au centre des débats. Un procès suivi par L'Indépendant.

Ahmed Arfaoui, l'ex-futur beau-frère de Radouane Lakdim, l'auteur des attentats qui ont fait 4 victimes le 23 mars 2018. Il est une nouvelle fois, comme la veille, au cœur des débats. 

"J'étais jeune et con"

Dans la matinée vont défiler à la barre des proches et connaissances d'Arfaoui. D'abord un demi-frère, où il est question du fameux sac noir sur lequel une enquêtrice s'était penchée la veille.

Le président du tribunal revient ensuite sur le passé d'Ahmed Arfaoui: son enfance chez son oncle et sa tante, son passage au centre d'éducation fermé (CEF) à 15 ans, ou en prison pour une amende non payée ("j'étais jeune et con"), son retour dans les quartiers, son mariage avorté et son retour en prison après les attentats commis par Lakdim, ses condamnations pour contrebande de tabac et homicide involontaire, ses liens avec la religion...

Avant la suspension d'audience, Ahmed Arfaoui va dire vouloir retrouver sa fille, un emploi et un sens à sa vie.

Auto-étiqueté "jeune de banlieue"

L'après-midi, après un hommage à Robert Badinter de la part du tribunal, Ahmed Arfaoui dit n'avoir "rien à voir avec le terrorisme", n'être qu'un "jeune de banlieue" avec toutes les étiquettes collées dessus, le trafic de drogues de cigarettes : "Entre la vente des cigarettes et les stups, cela me faisait 2000 euros par mois, dit-il.

il est ensuite interrogé sur ses liens avec Radouane Lakdim, comment il a vu qu'il s'était radicalisé : "Il est devenu un malade mental, faire autant de mal, avec des personnes qu'on ne connaît pas", lance Arfaoui.

Mais ensuite on reparle du fameux sac noir, des accusations lancées sur Arfaoui par Samir Manaa, un autre accusé, ses fonds d'écran sur son portable avec dessus Radouane Lakdim lors de son mariage avec sa sœur. Si bien qu'à la fin de l'audience, des interrogations demeurent en suspens.

Vont-elles être levées ce lundi 12 février, au début de la 4e semaine du procès ?

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