Les magiciens de MAJ restaurent la nostalgie

  • Les magiciens  de MAJ restaurent la nostalgie Un coupé Alfa pour symboliser l’aventure Sur Auto-Moto (TF1)  en septembre
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Ce sont de véritables artistes de la renaissance... automobile. Autour de Jean-Philippe Majorel, à Rodez, toute une équipe redonne vie aux rêves de ses clients, épris de souvenirs et nécessairement exigeants.

C’était celle de papa, d’un tonton, de papy, d’un voisin, de la prof d’anglais, d’un inconnu qui la garait dans la rue... On s’était promis que, devenu grand, on aurait la même. Et puis voilà, arrivés à la quarantaine, on se souvient de ces années où le rêve était le moteur de l’existence et l’on se donne le droit de revivre ces petits bonheurs perdus. On parle là de voitures, devenues anciennes et pour cause, et dont l’engouement qu’elles suscitent ne cesse de croître.

Jean-Philippe Majorel l’a bien compris. Dénicher le rêve automobile, c’est son job. Installé carrefour Saint-éloi à Rodez de 2004 à 2015, il finit vite par être à l’étroit et aménage, zone de Bel-Air, un espace digne de la croissance de son garage. Et aux belles sportives actuelles qui peuplent son show room, il a ajouté, il y a près d’un an, une nouvelle activité : la restauration de ces anciennes au parfum de souvenirs, selon les goûts de ses clients. " Quoi que l’on achetait, avec les voitures contemporaines en occasion, il y avait toujours quelque chose à refaire. Et quitte à refaire, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout. D’autant que, pour mon plaisir, je m’étais essayé à retaper une Mini d’époque... en la transformant en Cooper Monte Carlo. Alors pourquoi ne pas le faire pour les autres ? ", avance simplement celui qui a créé MAJ Automobile, " Maj " comme Majorel, " Maj " comme " mise à jour " désormais.

Sur-mesure et exigence

Fort de savoir compter sur une équipe soudée, composée de vrais passionnés de la mécanique, de la carrosserie, de l’automobile en général - et d’associés locaux rigoureux comme FYM - Jean-Philippe Majorel se lance donc dans la restauration, grâce au coup de pouce bienfaiteur d’un client devenu un bon ami qui leur a permis d’aller de l’avant : " Sans lui, le projet aurait été plus long et plus difficile à finaliser ". Et les clients, auraient été privés de passer commande de la bagnole de leurs rêves, 2 CV, R 16, Peugeot 204, Mercedes, Porsche ou Ferrari, peu importe. " Les clients passent commande exactement selon leurs souvenirs, au détail près. On leur fait alors du sur-mesure. On part d’une misère, une vilaine “merguez”, on sable la caisse, ce qui est bon on le garde, sinon on refait tout. C’est une logistique complète. Et comme je suis têtu, je veux toujours que les gens puissent acheter très précisément ce qu’ils ont envie. Ils suivent la restauration étape par étape ". Et apprennent la patience car la rigueur impose souvent du temps.

Mais pas forcément un budget démesuré. Il y en a pour tous les prix, sur devis, selon les modèles et les travaux à faire. C’est du haut-de-gamme, façon carrosserie Lecoq à Saint-Ouen (que Jean-Philippe a visité), mais le sans-faute doit rester accessible. C’est en fait, pour les magiciens de MAJ, moins un business qu’une passion partagée.

Et qui se partage de mieux en mieux, le bouche à oreille faisant son office, la clientèle se recrute désormais partout en France et même à l’étranger. A telle enseigne que les projets d’avenir se succèdent, à commencer par la création d’un espace dédié où les clients pourraient à tout moment venir voir leur auto en cours de travaux, et même y laisser dormir leur belle restaurée s’il n’ont pas de place chez eux.

Jean-Philippe Majorel et sa fidèle équipe qui carburent au plaisir ont mis le doigt dans l’engrenage de la croissance. Sans pour autant rouler les mécaniques.

Un coupé Alfa Sur Auto-Moto (TF1)  en septembre

Alfa Roméo 2000 GT Veloce (" coupé Bertone ") 1972, voilà ce que cherchait Jean-Philippe Majorel au printemps 2017. Il en parle à la radio CFM où il tient une rubrique automobile. Et se fait rapidement contacter par un entrepreneur ruthénois installé à Bel-Air.

La voiture est en piteux état, démontée et à refaire. La couleur est incertaine, il parie sur le rosso amaranto, couleur peu répandue sur les 14 nuances proposées à cette époque. Plusieurs courriers sont nécessaires pour interpeller Alfa Romeo, en Italie, sur les origines de la voiture. La réponse tombe un jour : elle a été vendue couleur... rosso amaranto.

La restauration commence, 1 500 heures de boulot dont la moitié a servi de formation pour toute l’équipe, aidée pour la sellerie (joliment refaite à neuf) par l’atelier artisanal ruthénois Garbus. " Ce temps d’apprentissage n’est pas de l’argent perdu mais un investissement pour l’avenir ", avance Jean-Philippe Majorel qui voit sa persévérance récompensée par un certificat de conformité délivré le 27 décembre par Alfa Romeo Classiche. Un vrai diplôme d’honneur (voir ci-contre) pour toute l’équipe.

Ces mois de travaux sur l’Alfa, retracés en quelques images, ci-dessous, serviront sous la forme d’un reportage, de fil rouge à l’émission Auto-Moto diffusée un dimanche matin de septembre prochain. Jean-Philippe Majorel avait rencontré Jérôme Chont à Rétromobile 2017 et le courant est passé : le journaliste de TF1 a voulu donner un coup de projecteur sur cette restauration. Et un autre journaliste de l’émission, Jean-Pierre Gagick, a confié à MAJ Automobile son Autobianchi A 112 pour la préparer à courir au Tour Auto 2019. Pour Jean-Philippe, " passer à la télé, surtout à Auto-Moto, c’est un peu un rêve de gosse ! " Et vivre des rêves de gosse, c’est bien ce qu’il sait proposer à ses clients...

Christophe Cathala
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