La seconde main a le vent en poupe : voici nos bonnes adresses à Rodez

  • Il existe plusieurs adresses pour la seconde main à Rodez.
    Il existe plusieurs adresses pour la seconde main à Rodez. Centre Presse - José A. Torres
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Dans le secteur de l'habillement, la seconde main a le vent en poupe. À Rodez, plusieurs adresses sont installées en centre-ville.

Vestiboutique – La Croix Rouge

La Croix Rouge Française compte sept vestiboutiques dans l’Aveyron, à Entraygues, Millau, Mur-de-Barrez, Rodez, Saint-Affrique, Séverac-le-Château et Villefranche-de-Rouergue. « Leur premier objectif est de permettre aux personnes ayant de petits moyens de s’habiller ; ce n’est pas du commerce », rappelle Jacques Tourrette, président départemental de l’association.

Les vêtements proviennent de dons de particuliers et sont revendus à des sommes modiques allant de 0,50 à 2 €. "Le deuxième objectif est de faire de ces locaux des lieux de rencontre et de socialisation, souligne-t-il. Les personnes peuvent être reçues dans un bureau en toute confidentialité pour être écoutées, accompagnées et orientées vers le réseau des acteurs sociaux."

Le troisième objectif, en lien avec le précédent, est d’apporter une aide immédiate en cas de besoin. "Une famille nous dit qu’elle n’a plus rien à manger, nous ne nous posons pas de questions et remplissons son frigo dans la journée, déclare Jacques Tourrette. Cela touche plus de gens qu’on ne le croit. Il y a un phénomène de paupérisation, de misère cachée dans nos départements ruraux. Parce que les temps sont durs, de plus en plus de gens viennent aussi se faire un petit plaisir chez nous." Les vestiboutiques sont ouverts à tous, sans discrimination.

3, rue de Saunhac

Croix Rouge.
Croix Rouge. Centre Presse - José A. Torres

Emmaüs

Le Comité d’amis d’Emmaüs a vu le jour dans les années 1980. Il a commencé à vendre des meubles et des bibelots. Puis la communauté Emmaüs Aveyron a été créée au début des années 1990 avec l’accueil de compagnons. C’est à cette époque que la salle dédiée aux vêtements d’occasion a été ouverte. "La seconde main, c’est loin d’être un phénomène nouveau pour Emmaüs qui a été un précurseur de l’économie circulaire, indique Véronique Magnaux, responsable des sites de Rodez et Villefranche-de-Rouergue. Nous recevons un container de 13 tonnes tous les mois et nous gardons environ 3,5 tonnes pour nos magasins : des vêtements pour homme, femme et enfant, du linge de maison, des chaussures, de la maroquinerie…"

Pour le reste, les matières naturelles comme le coton et la laine servent fabriquer des panneaux d’isolation dans le nord de la France tandis que les autres matières partent dans le circuit du recyclage en étant vendues sous forme de balles à des entreprises d’insertion. "Chez nous, les vêtements sont trois fois moins chers qu’en magasins. Un t-shirt coûte 2 €, un pantalon 4 ou 5 €… Le panier moyen est d’une quinzaine d’euros."

8 rue des Artisans, ZA Bel Air et 41, rue de l’Embergue

Emmaüs.
Emmaüs. Centre Presse - José A. Torres

C’est Rococo

"J’ai essayé de rentrer dans le moule, de décrocher un CDI comme tout le monde mais je n’ai pas réussi", raconte Malika Varennes qui rêvait d’ouvrir sa propre friperie depuis qu’elle a découvert ce type de magasin à l’âge de 20 ans à Toulouse. "C’était mûrement réfléchi et il m’a fallu dix-huit ans pour réaliser mon rêve", explique celle qui s’est lancée rue Saint-Just en septembre 2021 et a déménagé dans un local de 75 m² rue du Bal en mars dernier.

C’est Rococo propose des vêtements et des accessoires vintages, c’est-à-dire qui ont plus de vingt ans. Malika Varennes s’est longtemps approvisionnée dans les vide-greniers et les brocantes, mais devant la difficulté croissante à trouver de belles pièces, elle s’est tournée vers des fournisseurs spécialisés chez qui elle passe régulièrement un ou deux jours à faire du "picking", autrement dit à choisir les vêtements pièce par pièce. "C’est long, il faut inspecter chaque article pour voir s’il n’est pas troué, tâché ou s’il ne manque pas un bouton."

Sa clientèle, de 15 à 95 ans, vient d’horizons divers et elle se félicite d’avoir de plus en plus d’hommes et de "convertis" qui, ils le confessent, n’auraient jamais acheté de l’occasion il y a cinq ans.

10, rue du Bal

C'est Rococo.
C'est Rococo. Centre Presse - José A. Torres

Parallèle

Le 30 juin, la boutique de dépôt- vente Parallèle soufflera ses 30 bougies. Pour bénéficier d’une telle longévité, il n’y a pas de secret, "il faut de la rigueur et de la bonne marchandise", lance Solange Solier. Si d’autres dépôts-vente ont existé sur le piton, elle est aujourd’hui la seule qui subsiste.

Elle propose un service aux particuliers : revendre leurs vêtements moyennant une commission. "Pas de photo à faire, ni d’annonce à rédiger ou de colis à déposer, je m’occupe de tout, lance-t-elle. Les gens viennent déposer des vêtements qui ne leur vont plus, dont ils se sont lassés ou qu’ils ont acheté et laissent au placard. J’estime le prix qui sera payé au dépositaire et quand c’est vendu, il vient chercher son dû", explique la commerçante qui prend des marques, très peu portées, propres et en excellent état.

On trouve ainsi des vêtements de tailles 36 à 44, mais aussi des chaussures, des sacs et divers accessoires. "L’avantage de ma boutique par rapport à tous ces sites d’habits d’occasion, c’est que l’on peut regarder la coupe et les finitions, toucher la matière, essayer. Sur internet, les photos sont parfois trompeuses, du coup les clients renvoient les articles et cela fait beaucoup de transport qui fait du mal à la planète."

8, rue de l’Abbé Bessou

Friperie Parallèle.
Friperie Parallèle. Centre Presse - José A. Torres

Les jolies Fripes

Passionnée par la chine et les brocantes, s’habillant d’occasion depuis l’âge de 17 ans, Marion Donnet a lancé un site de vente en ligne de vêtements de seconde main en novembre 2019. En 2020, elle a rejoint d’autres jeunes entrepreneuses au sein de la boutique Da., rue de Bonald, puis a ouvert son propre magasin rue de la Madeleine en janvier 2021. "J’y propose des vêtements et accessoires (chaussures, sacs, ceintures, foulards, etc.) d’occasion vintage des années 1960 à 1990. Des pièces colorées et des looks originaux pour un style unique", résume la jeune femme de 25 ans.

Elle commande au kilo à des grossistes spécialisés dans les vêtements d’occasion, trie, lave, détache et répare quand c’est nécessaire, repasse, met en rayon et étiquette. "C’est long, fastidieux et très chronophage ; je peux travailler de 50 à 70 heures par semaine", souligne Marion Donnet qui vend également quelques créations neuves en matériaux recyclés et expose des artistes locaux. "Cela a été un cheminement. Aujourd’hui, je n’ai pas un gros salaire ni la sécurité de l’emploi, mais je fais un métier passion qui a du sens pour moi et pour la planète."

6, rue de la Madeleine

Les jolies fripes.
Les jolies fripes. Centre Presse - José A. Torres

Anaïs Arnail
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