Une Deuxième chance pour La Baleine à Onet

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Face à l’échec de la saison culturelle de La Baleine, ses locaux accueilleront dès 2017 l’antenne régionale de l’École de la Deuxième chance, organisme de réinsertion pour jeunes.

«À ceux qui disent que La Baleine va s’échouer, je réponds: “C’est faux”. Elle aura désormais une vocation sociale et culturelle». Jean-Philippe Kéroslian, maire d’Onet-le-Château, a levé en ces termes le voile, vendredi, sur la nouvelle «affectation» de La Baleine.

Dès le début de 2017, elle accueillera en effet une antenne régionale de l’École de la deuxième chance. Que l’on se rassure : La Baleine ne sombre pas mais met un coup d’arrêt au seul volet «Saison culturelle» de son offre, les trois autres restant d’actualité.

«C’était difficile à accepter avec un tel déficit»

«Le secteur de la saison culturelle pose problème, avec déficit chronique de l’ordre de 700 000€ annuels à la charge exclusive des Castonétois», qui ne composaient que 21% du public de ces programmations «C’était difficile à accepter avec un tel déficit», explique Jean-Philippe Keroslian.

Après un réaménagement des locaux administratifs et une réaffectation des cinq agents, La Baleine accueillera donc, début 2017, une soixantaine de jeunes de 18 à 30 ans en situation d’échec. Du fait des différentes subventions, l’investissement reviendrait à près de 300 000€ pour la commune d’Onet-le-Château.

«Équipement intercommunal»

Le maire de Rodez Christian Teyssèdre et Jean-Philippe Keroslian travaillent depuis un an et demi sur cette opération. «À proximité de Rodez, c’est un équipement intercommunal au service des populations à privilégier, à savoir les jeunes», affirme Christian Teyssèdre. «Nos communes se touchent, il est normal que nous travaillons ensemble. C’est une formidable opportunité», prolonge l’élu castonétois.

La coopération entre les deux communes aura permis le fait de remporter le «marché» de l’accueil de cette école au niveau régional. En effet l’antenne d’Onet-le-Château sera l’une des deux seules à l’échelle de la Région avec celle de Toulouse, dont elle dépendra.

En 2014, les Écoles de la deuxième chance ont accueilli plus de 140 00 jeunes au niveau national. Le programme d’enseignement propose notamment des mises à niveau en français, mathématiques et informatique pendant moins d’un an, offrant à ses jeunes bénéficiaires un taux de réintégration de l’ordre de 68%. 

X.B.
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