Course à pied - Trail

Rodez : pourquoi tenter l’assaut de la côte de Tripadou

  • La méconnue et pourtant très intéressante pour les coureurs côte de Tripadou, à Rodez.
    La méconnue et pourtant très intéressante pour les coureurs côte de Tripadou, à Rodez. Repro CPA / Repro CPA
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Une légende raconte que Rodez serait construit sur un volcan. Pure invention a priori. Ce qui est bien réel en revanche, c’est le profil pentu de la cité. Et les coureurs à pied en savent quelque chose. Si la plupart connaissent la fameuse côte du Maroc qui mène de Layoule à la MJC en débouchant sur celle des Besses, rares sont encore ceux s’étant frottés à la redoutable côte de Tripadou faisant face au Monastère.

Droite mais raide à hauteur de 23 % en moyenne !

Située sur le versant sud du piton et quasi inconnue des promeneurs, la côte de Tripadou est accessible par l’avenue de l’Aveyron. Après le cimetière du Monastère, à la sortie d’un virage à droite, l’accès bas est assez discret. Sur le haut, elle débouche sur l’avenue du docteur Louis-Bonnefous après une montée de 260 mètres et un dénivelé positif de 61 mètres, soit 23 % dans le sens montée-descente. Un véritable mur, on vous dit ! En comparaison, la côte de Saint-Pierre, célèbre pour avoir accueilli par deux fois une arrivée d’étape du Tour de France en 2017 et 2019, fait pâle figure avec son pourcentage moyen de 9,5 % sur une distance de 642 mètres. On ne trouve que peu d’habitations sur Tripadou à l’exception de celles situées au bas de la montée où le chemin est plutôt herbeux et assez tortueux. On serpente entre les rares bâtisses avant d’arriver à une dernière courbe très prononcée. À partir de là, le chemin est bitumé et file en une ligne droite quasi parfaite qui couvre les deux tiers du parcours jusqu’au sommet. En plein jour, la vue est saisissante sur le Monastère avec la centrale électrique et le cimetière en contrebas. Le relief accidenté de Rodez, cité construite sur un plateau d’une centaine d’hectares au sommet d’une butte rocheuse dont le point culminant atteint 634 mètres d’altitude, prend ici tout son sens. Voilà pour la carte d’identité de Tripadou mais quid de son intérêt pour un coureur à pied en général et un traileur en particulier ?

Adrien Séguret : "un double intérêt" pour s’entraîner

Adrien Séguret, entraîneur bien connu sur le Ruthénois désormais habitant à Annecy, avait pour habitude d’organiser des séances sur le site après l’avoir découvert par hasard. "J’étais à la recherche de bosses permettant un travail spécifique de force dans l’optique de faire progresser mes coureurs lors des compétitions de trail. " "La côte de Tripadou présente un double intérêt en matière de préparation pour le trail : un dénivelé important, au-delà des 15 % de moyenne, ainsi qu’un profil rectiligne sur sa deuxième partie. Ainsi, on développe la filière de force pure car la côte, par son profil très raide, empêche de mobiliser les capacités de vitesse et d’élasticité. En ce sens, elle diffère d’autres sites du piton telle que la côte de Rodez au départ de l’église du Monastère ou celle de Layoule qui mène à l’avenue de Montpellier. " Il proposait ainsi des séances de montée avec six à huit répétitions (jusqu’à dix pour les athlètes les plus confirmés), en alternant course et marche, pour travailler l’endurance de force, la récupération s’effectuant lors de la descente. Mais quel peut-être le bénéfice d’un tel travail à long terme ? Adrien Séguret met en avant la capacité à mieux gérer les parties très raides, y compris dans des massifs tels que les Alpes ou les Pyrénées, mais aussi l’aisance à lever les pieds pour éviter certains obstacles quand la fatigue apparaît, par exemple en fin de course.

En cette période de reprise post-fêtes de fin d’année, chaque athlète, quel que soit son niveau, doit se concentrer sur une phase de préparation foncière, passage obligé pour préparer au mieux les compétitions à moyen et long termes. Si les spécialistes de bitume ont pour habitude de s’orienter vers les cross en janvier et février, les traileurs tendent à privilégier une mise en condition générale basée sur des exercices de PPG (préparation physique générale) alliés à un travail de fond en endurance.

Pour ces derniers, se confronter au mur de Tripadou peut constituer un exercice parfait afin d’optimiser un entraînement alliant effort cardiaque intense et renforcement musculaire.

Romain Fayel
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