Aveyron : Unicor se lance à la conquête des grandes surfaces

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  • Denis Simon, directeur général d’Unicor et Jean-Claude Virenque, président, avec Julie (sur la table), l’identité visuelle de la nouvelle marque.
    Denis Simon, directeur général d’Unicor et Jean-Claude Virenque, président, avec Julie (sur la table), l’identité visuelle de la nouvelle marque.
  • Une démarchede transparence.
    Une démarchede transparence.
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La coopérative ruthénoise a lancé mercredi, au sommet de l’élevage de Cournon, sa nouvelle marque, "L’Engagement paysan", qui s’appuie sur Ruthènes viande, l’abattoir d’Arsac repris il y a un an.

Il y a pile un an, le 7 septembre 2020, Unicor reprenait l’abattoir de Rodez, dans la zone d’Arsac, en proie à de gros soucis financiers et dont le précédent exploitant, Arcadie Sud-Ouest, venait d’être épinglé par L214, le collectif militant contre la maltraitance animale.

Sensibilisé à l’urgence de la situation, le groupe coopératif agricole aveyronnais Unicor ne souhaitait pas laisser filer du territoire cet outil de transformation et l’avait repris, sauvant ainsi une partie des emplois. Renommé Ruthènes viandes, l’endroit s’apprête à vivre de gros travaux de remise à niveau, avec un investissement de pas loin de 8 M€, en parti abondé par le plan de relance.

Un an plus tard, l’entreprise s’apprête à donner une nouvelle dimension au lieu, afin de "mieux valoriser" l’établissement, selon Denis Simon, son directeur général.

Un engagement sur quatre valeurs

Unicor a annoncé, mercredi soir lors du sommet de l’élevage de Cournon, la création de la marque "L’Engagement paysan", une démarche multi-espèces (bovin et ovin) qui va s’attaquer, dans les prochaines semaines, au marché de la grande distribution. La démarche, qui n’aurait pas pu voir le jour sans la reprise de l’abattoir de Rodez, où passeront tous les animaux concernés par cette nouvelle marque, veut répondre à une demande grandissante des consommateurs. "Toutes les enquêtes d’opinion confirment qu’ils sont de plus en plus attentifs et exigeants, analyse Jean-Claude Virenque, président de la coopérative, qui regroupe pas moins de 8 000 agriculteurs dans la zone Massif central, dont une grande partie en Aveyron. Leurs préoccupations sont légitimes et rejoignent notre éthique d’éleveur."

"L’Engagement paysan" doit aussi permettre à Unicor de s’attaquer à de nouveaux marchés. Car si sa viande était présente dans les rayons boucherie traditionnelle de Carrefour, elle ne l’était pas encore dans les linéaires en libre-service. Pour convaincre ses futurs acheteurs, la coopérative veut faire repose la démarche sur quatre engagements : la qualité, en mettant en valeurs les élevages locaux (vaches salers, aubrac et limousine et brebis lacaune), la territorialité, qui s’appuie sur les viandes produites chez les adhérents d’Unicor (principalement l’Aveyron, mais aussi la Lozère, le Cantal, le Tarn et le Tarn-et-Garonne), la durabilité, qui doit garantir "le bien-être des troupeaux et le respect de leurs besoins naturels" et enfin l’équité. En effet, à l’image de se que propose l’Association des producteurs de lait de montagne avec Mont lait, Ruthènes viandes et Unicor veulent assurer aux éleveurs une rémunération qui tient compte des coûts de production et des contrats garantissant une régularité de volumes.

Dans les rayons début 2022

Sur le papier, le pari est ambitieux, mais a tout pour séduire le consommateur. Il faudra cependant attendre pour retrouver Julie (lire par ailleurs), dans les grandes surfaces. "À Cournon, nous avons prévu de recevoir l’ensemble des enseignes de GMS pour les informer de notre démarche et de sa singularité", annonce Denis Simon. Les contrats ne seront sans doute pas signés dès cette semaine et les discussions commerciales prendront sans doute un peu de temps, mais la coopérative aveyronnaise a déjà des échos très positifs qui la poussent à penser que les choses pourraient rapidement se débloquer. Avec en tête l’objectif que les barquettes "L’Engagement paysan" arrivent dans les rayonnages au début de l’année 2022.

Dans sa démarche de transparence avec le consommateur, Unicor et Ruthènes viandes ont passé un accord avec une start-up, basée en région parisienne. Il s’agit d’une plateforme collaborative qui permet aux professionnels des filières durables de reconstituer l’histoire de leurs produits et de la communiquer aux consommateurs. Concrètement, l’objectif, dans quelques mois, sera d’implanter un QR code sur les emballages pour accéder aux informations liées au produit. "Le client pourra, en scannant le produit, avoir accès à l’histoire de sa viande, détaille Denis Simon, directeur général d’Unicor. Il saura de quel territoire venait la bête, mais aussi son alimentation et le mode de production de la viande."

Un second travail de transparence va également être lancé. Des discussions sont en cours avec une ONG spécialisée dans la durabilité des pratiques d’élevage et le bien-être animal, qui sera chargée d’un grand audit sur le sujet chez les éleveurs.

Julie, l’image et l’ambassadrice de la marque

Pour incarner cette nouvelle marque, Unicor a choisi un personnage, qui sera présent sur les emballages, quand ils arriveront en rayon dans les prochaines semaines. Il s’agit de Julie, qui sera l’ambassadrice de "L’Engagement paysan". Le choix d’une femme et de la forme graphique (et non une photo) est censé incarner la modernité et la jeunesse. "La marque a voulu casser les codes en termes d’identité, souligne Denis Simon. Résolument innovant, l’univers de la marque se veut à la fois engageant et ludique." Julie sera donc l’ambassadrice et incarnera la nouvelle identité visuelle avec pour objectif d’être très facilement identifiée par les consommateurs dans les rayons. Elle sera aussi chargée (métaphoriquement), de "recréer du lien entre le monde agricole et les consommateurs".

Un partenariat avec une start-up pour contrôler la traçabilité

Dans sa démarche de transparence avec le consommateur, Unicor et Ruthènes viandes ont passé un accord avec une start-up, basée en région parisienne. Il s’agit d’une plateforme collaborative qui permet aux professionnels des filières durables de reconstituer l’histoire de leurs produits et de la communiquer aux consommateurs. Concrètement, l’objectif, dans quelques mois, sera d’implanter un QR code sur les emballages pour accéder aux informations liées au produit. « Le client pourra, en scannant le produit, avoir accès à l’histoire de sa viande, détaille Denis Simon, directeur général d’Unicor. Il saura de quel territoire venait la bête, mais aussi son alimentation et le mode de production de la viande. »
Un second travail de transparence va également être lancé. Des discussions sont en cours avec une ONG spécialisée dans la durabilité des pratiques d’élevage et le bien-être animal, qui sera chargée d’un grand audit sur le sujet chez les éleveurs. 

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