Guerre Israël-Hamas : la France dénonce "une situation humanitaire catastrophique et injustifiable" en cas d'offensive sur Rafah

  • La France a demandé la fin des combats et s'oppose à une offensive terrestre sur Rafah.
    La France a demandé la fin des combats et s'oppose à une offensive terrestre sur Rafah. MAXPPP - Yasser Qudih
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Nicolas Drusian avec Reuters

La moitié de la population de Gaza a fui dans le sud, dans la ville de Rafah, depuis le début des représailles d'Israël.

La France a mis en garde Israël, dimanche 11 février 2024, contre le risque "d'une situation humanitaire catastrophique d'une nouvelle dimension et injustifiable" si l'armée israélienne venait à lancer une offensive terrestre contre Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. La France, ajoute dans un communiqué le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères, s'oppose à "tout déplacement forcé de populations, proscrit par le droit international humanitaire."

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné vendredi à l'état-major israélien de mettre au point un plan combiné en vue de l'évacuation des civils de Rafah et de l'élimination des "quatre" bataillons du Hamas dans la ville.

Pourquoi le risque pour la population est maximal ?

Rafah, frontalière de l'Egypte, est le dernier refuge des civils déplacés par les combats en cours entre le Hamas et Israël depuis le 7 octobre dernier. Les organisations humanitaires estiment que plus de la moitié des 2,3 millions d'habitants de l'enclave de Gaza se trouvent dans cette ville.

"Une offensive israélienne à grande échelle à Rafah créerait une situation humanitaire catastrophique d'une nouvelle dimension et injustifiable. Afin d'éviter un désastre, nous réitérons notre appel à un arrêt des combats", peut-on lire dans le communiqué du Quai d'Orsay. Israël "doit prendre des mesures concrètes pour protéger la vie des populations civiles à Gaza", ajoute le communiqué.

Les négociations sur la libération des otages en danger

Une offensive terrestre de l'armée israélienne contre la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ferait "exploser" les négociations sur la libération des otages aux mains du Hamas, selon un haut responsable du mouvement palestinien cité dimanche par Al-Aqsa.

Al-Aqsa, fondée en 2006, est la chaîne de télévision du Hamas. L'identité du dirigeant cité n'est pas précisée. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a ordonné vendredi à l'état-major israélien de mettre au point un plan combiné en vue de l'évacuation des civils de Rafah et de l'élimination des "quatre" bataillons du Hamas dans la ville. 

La stratégie israélienne, qui vise à l'éradication totale du Hamas, le mouvement palestinien à l'origine des attaques du 7 octobre contre l'Etat hébreu, est vivement critiquée par l'allié américain. Washington a déclaré qu'il ne soutiendrait pas une opération terrestre faisant fi du sort des centaines de milliers de civils terrés dans cette ville frontalière de l'Egypte. Le président américain Joe Biden s'est alarmé d'une riposte israélienne désormais "hors de proportion".

Le bureau du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a estimé vendredi dans un communiqué que le but inavoué de ce plan était de chasser les Palestiniens de leur terre. Les organisations humanitaires estiment que plus de la moitié des 2,3 millions d'habitants de l'enclave de Gaza se trouvent à Rafah.

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Les commentaires (1)
Palourde Il y a 13 jours Le 11/02/2024 à 17:45

Après avoir encouragé cet état a se défendre , voila que la France dénonce ce qui se passe actuellement .. De plus le but de cet état depuis le début est de les mètrent dehors et récupérer le territoire