Coupe de l'Aveyron : Le Vibal, un air de famille

  • Amélie Bru, attaquant
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Qu’Arnaud Delpal ne se rue pas chez son avocat.

Contrairement à l’Olympique Lyonnais qui, craignant le pire en vue de la finale de Ligue Europa de l’OM le 16 mai, a déjà dégainé l’arsenal juridique, le président du District de l’Aveyron de football peut souffler. Et sourire.

Le Vibal a bien repris le désormais célèbre chant des Marseillais à l’intention du patron lyonnais. « Aulas, on va tout casser chez toi ».

Mais le ton de la rengaine des filles du Lévezou est bien plus détendu. « Arnaud Delpal, ta coupe elle est pas mal, elle va finir au Vibal », fredonnent ainsi en chœur les joueuses d’Éric Costecalde. Un air révélateur de l’état d’esprit d’un club qui « ne se prend pas la tête » et se veut « familial », décrit le coentraîneur, accompagné de Pierre-Henry Creyssels.


« C’est un supporter de l’OM de chez nous qui l’a trouvé, reprend-il. Et c’est un peu devenu notre hymne. » Un hymne à l’image de cette « bande de copines qui recrute à l’apéro » se marre le technicien, et qui n’en est pas à son coup d’essai lyrique, après un refrain interpellant le député local, Arnaud Viala.

On peut ajouter au tableau la présence au rang de « référent arbitre » du club de l’ex-joueur ruthénois Adrien Faviana, réputé un temps pour sa propension aux cartons.


Costecalde : « Sous nos airs “je m’en foutistes”, on bosse !»
De quoi donner une image sympathique à l’une des sections féminines les plus anciennes d’Aveyron, du haut de ses 31 ans d’existence sans interruption. Mais légèreté ne signifie pas pour autant indifférence. Éric Costecalde y tient. « On n’est pas obsédé par la compétition mais sous nos airs “je m’en foutistes”, on bosse ! »


Arrivé à la tête de l’équipe il y a deux saisons, le technicien des actuelles 4e de la division Honneur (un étage sous Lioujas) a aussi changé les habitudes, mettant en place un entraînement hebdomadaire. « Elles s’y sont vraiment tenues. Et ça paye », se réjouit-il.

Tout en vantant « la continuité » d’un groupe de joueuses âgées de 18 à 35 ans et entourées d’« anciennes » telles que la capitaine Karine Bouloc, Patricia Vialaret ou encore Sandra Mougeix, présentes au club depuis plus de 15 ans.


Déjà tombeuses lors des tours précédents de deux équipes hiérarchiquement supérieures (Bas Rouergue et Salles-Curan-Curan), les Vibalaises n’ont donc pas attendu pour récolter les fruits de leur labeur. Et s’offrir une finale face aux Lioujacoises.

Des « copines d’apéro, souffle Costecalde, confiant aussi son admiration pour ce club. Mais jeudi, pendant 90 minutes, ce ne seront plus nos amies.»

Le Vibal n’est pas à Paul-Lignon que pour chanter.

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